Un billet sur la nostalgie et le dérapage technologique … Chaque année au printemps, je retourne là où j’ai passé les plus belles étés de ma vie notamment celles de mon adolescence. Petite confidence, j’y retourne également l’été, l’automne et l’hiver même. C’était le repère du bonheur, la fin de l’année scolaire bien méritée, la fontaine d’amitié, le lieu de rassemblement, c’était le chalet familial estival de ma grand mère … Elle l’avait acheté en 1964, ses frères et soeurs en avaient eux aussi un au même endroit ce qui faisait beaucoup de sens puisqu’à cette époque, nous nous efforcions de conserver la continuité des relations familiales. Aujourd’hui, à ma plus grande tristesse, je ne revois plus ces gens qui ont marqué mon enfance et mon adolescence. La plupart sont décédé, même leurs enfants se font assez vieux et certain nous ont aussi quitté. C’est la même chose avec les amis que l’on rencontrait là bas quoique dans ce cas ce soit différent. Plusieurs ont acheté un chalet qu’ils ont ironiquement convertis en maison ou en deuxième maison, c’est selon. Chaque années, au printemps, mon père allait " ouvrir " le chalet car il n’était pas 4 saisons. C’était un 3 saisons tout au plus. L’espace et les paysages à cet endroit y étaient imprenables surtout l’automne. L’été (toute l’été), c’était un lieu de pêche, de découvertes, d’explorations, un lieu de rencontre avec les amis que l’on avait vu les années auparavant et les nouveaux amis qui venaient de louer un nouveau chalet. C’était, bien pesé en un seul mot, le BONHEUR. Mon frère et moi y passions d’innombrables heures à pêcher les crapets soleils, les barbottes, les achigans et autres petits poissons à partir du pédalo Pélican que mon père avait acheté en 1969. Nous passions des heures à nous baigner, nous cacher, faire des feux de camps, faire des BBQ et aller manger chez des amis. Les étés dans ces années là, c’étaient de GROSSE ÉTÉS … C’est fou comme le temps nous joue des tours. C’est étés là passaient aussi trop rapidement. Ma grand mère à vendu le chalet en 1974, mon père était fatigué de l’entretenir, il n’avait pas d’aide ou très peu de ses enfants, mon frère était petit et moi, tout juste en âge de tondre le gazon. Je ne l’ai jamais pardonné à ma grand-mère, elle qui a cédé sous la pression … À cet endroit, j’ai attrapé mes premiers poissons, mes premières couleuvres, entendu mes premiers oiseaux, vu ma première marmotte, mes premiers canards que l’on nourrissait tout l’été, rencontré mes premiers amours d’enfance mais surtout fait mes premières photos, une passion qui allait me coller à la peau toute ma vie … Mon père était commis voyageur et comme il avait besoin de temps pour lui la fin de semaine, il nous donnait à mon frère et moi une caméra Kodak Instamatic 126 (en diapo kodachrome 126 développement inclut chez Kodak s.v.p et plus tard, en Polaroid 600). Mon frère et moi partions à l’aventure et capturions des images, moi, sans trop savoir que ma vie allait changer à cause de ce simple geste. Quand mon père recevait les pellicules développées, il disait parfois, wow, y en a belles là dedans. Il n’est jamais trop tôt pour commencer. Aujourd’hui, aussi médiocres les images sont elles, les jeunes de tout âges utilisent leurs cellulaires et leurs iPods pour faire des photos en quantités industrielles en autant qu’il y a de la mémoire. On ne réfléchit plus … Malgré notre jeunesse et le fait que l’on considérait la caméra comme un jouet à cette époque, il y avait une LIMITE, celle de la pellicule. À ce niveau, la technologie échoue irréfutablement à mon avis, l’abondance robotise le sens créatif … Dès que j’ai eu un permis de conduire en 1979, j’y suis retourné il faut dire que j’y étais aussi retourné en vélo 2 fois avant de pouvoir y aller en voiture. une belle ballade de 70km aller seulement en vélo au travers les montagnes et les faux plats. Quand tu es adolescent, tu y vas sans même te poser de questions. Oui, je suis nostalgique, très. J’y suis retourné encore hier, le 6 mai 2013 … Je n’ai pratiquement capturé aucune image, figé devant l’endroit qui a tant changé et je ne comprends pas pourquoi cela me fait si mal. Je voudrais revoir les amis d’enfance, je passe devant ces chalets devenue des maisons que je reconnais à peine. La seule chose qui n’ait changé, c’est ce lac qui n’est plus aussi grandiose. C’est fou comme je le trouvais immense à 10 ans … Un peu plus tard, cet été, j’y retourne pour une période d’une semaine, nous avons loué un chalet mais de l’autre côté du lac. On y amène nos trois enfants de 6, 10 et 12 ans. Ils ne comprendrons pas que cet endroit a été pour moi un oasis de bonheur. Pendant 10 ans, mes étés filaient trop rapidement, j’ai même peur que la courte semaine passe trop vite aussi. Ce sera en juillet 2013, j’ai tellement hâte … Sans le savoir, ma chérie m’a fait un cadeau d’une valeur inestimable, celui de me laisser replonger dans mon enfance, mon adolescence. Le lac à moi, les enfants avec moi à la pêche, ma chérie dans le hamac et pas de Wi-Fi, enfin, presque … quelques images de cet endroit magiques où le paysage n’est qu’une partie du plaisir :-)
Et oui, à la dernière image, plusieurs région de notre beau Québec s’y reconnaîtront …
PS, C’est également divin l’hiver …
À bientot …
Quand la passion devient l’OBSESSION …
À force de trop vouloir, on s’engouffre dans la plus pénible frustration …
L’image parfaite n’existe que dans l’oeil de son concepteur, faut il s’abstenir de capturer des images sans réel sujet en évidence ?
Je demande sérieusement la question parce que par moment, même avec tout le bon vouloir et le feeling du moment, il m’arrive que je capture une image qui ne se révèle que plus tard. Cette passion devient alors l’obsession de voir immédiatement l’image ou plutôt le message cette image. Plus envie de faire de belles images, je veux des images qui parlent.
Avec chaque nouvelle transition de nouveaux équipements (lorsque entre autre je renouvelle tout mon équipement ce qui est arrivé dans les derniers mois), je me sens un peu perdu au travers l’effort d’apprentissage de ces nouveaux équipements et cette obsession de l’image parfaite. Oui je sais, je redécouvre à chaque fois que l’équipement ne fait pas de plus photo, le photographe fait la photo.
Il reste que l’on prends des habitudes et que l’on travaille avec une pièce d’équipement qui est imparfaite et qu’au bout du compte, à force d’apprivoiser ses défauts on sait exactement comment les compenser. La nouvelle pièce d’équipement elle possède inévitablement un défaut différent qui faut découvrir et corriger. Heureusement, avec l’expérience, on découvre plus facilement comment contourner l’imperfection mais nos équipements nous testent vraiment. Je me retrouve souvent à chercher le bouton magique oubliant que c’est plutôt l’oeil magique qui est le plus important. Pourquoi rechercher cette perfection, pourquoi ce processus frustrant devient de plus en plus difficile à gérer image après image … C’est simple, la passion devient une obsession vers l’image parfaite …
Elle n’existe pas l’image parfaite enfin, souvent pas dans nos yeux pas plus que la femme ou l’homme parfaits n’existent pas mais je sais que quelque part, il y a une femme parfaite pour moi et je l’ai trouvée
Quelques images imparfaites pour un dimanche matin parfait …
NDLR: Aucun équipement ne fut abusé ou torturé durant les prises de vues …
Le temps passe rapidement …
Bonjour à toutes et tous, le temps est passé rapidement, j’ai été passablement occupé et je ne cherche certainement pas d’excuses pour mon absence car même si j’avais voulu, j’aurais eu de la difficulté à garder le rythme de "post" que j’avais mais je vais continuer de le faire périodiquement.
Ceci dit, je suis un amoureux de la photographie hivernale et encore plus de la photo hivernale lorsqu’il y a à proximité des animaux. À Montréal, nous sommes choyés car à même la ville, il y a du côté nord ouest un endroit appelé "L’Écomuseum" …
C’est un endroit où il est possible de voir de très près des animaux du Canada et du Québec sans qu’il y ait trop de barrières. C’est abordable même en famille. La vocation de ce parc faunique est à la base de remettre en liberté des animaux blessés une fois guérit quand c’est possible. Parfois, ils restent pour un très long séjour.
J’y ai passé une demie-journée il y a quelques semaines. voici le fruit de mes trouvailles.
À bientôt
Les lundis de Janvier …
Aujourd’hui, je me suis à fouiller dans mes archives pour faire un album, j’ai également un projet connexe à compléter et donc, je ne suis pas sorti, de toute façon, le temps était plutôt moche à mon goût donc pas d’images nouvelles.
Je suis tombé sur des images que ma fille Arianne avait capturé pour son projet d’école. Elle devait présenter son chat et elle m’avait alors demandé de pouvoir utiliser une caméra pour se faire. Je lui avait prêté ma petite Lumix ZS3, une caméra qu’elle avait déjà utilisé dans le passé. Notez qu’elle a aussi un appareil Reflex mais elle voulait quelque chose de compact pour compléter son travail.
Au moment de vider les cartes mémoires et recharger les appareils photos, je me suis amusé à contempler certaines images qu’elle avait faites et sincèrement, j’ai été vraiment heureux de le faire.
Voici 2 des images en question …
À mon avis, ces images n’ont que très peu à envier aux appareils professionnels quand ils sont utilisés dans le bon contexte. L’abondance de profondeur de champ aide certes mais reste que la qualité d’image pour les posts web est assez impressionnante.
Je me suis donc mis à réfléchir … Et s’il y avait différents appareils pour différentes situations ? Je ne suis nullement adepte des appareils petits formats mais chaque fois où je les prend en main, je ne suis pas déçu de ce que j’obtiens. Je reconnais la limitation des effets photos que l’on obtiens avec ces appareils plus modestes mais la qualité y est tout de même. En bonne lumière et pour des sujets rapprochés, c’est très fort.
En voici une faite au Reflex,
Celle ci capturée au grand froid l’an dernier et toujours au Reflex …
Puis les deux suivantes faites avec un iPhone 4 … :-)
Décidément, il y en a pour toutes les occasions. Notez que lorsque c’est le temps d’imprimer sur papier, les téléphones ne font jamais le poids …
Mes lundis de Janvier 2013 … (L’obsession)
L’obsession s’est emparé de moi depuis quelques jours, l’obsession d’avoir de meilleures images, de meilleurs sujets, un équipement parfait, une maîtrise de la lumière, bref, je suis sur-obsédé sachez le.
Cette obsession est cyclique, elle est toutefois non régulière. On dirait que chaque fois que j’ai de l’équipement neuf, je n’arrive plus à contrôler mes intentions et mes obsessions vers de nouvelles images.
Vous direz, ceci a beaucoup de positif car toujours à la recherche de mieux, meilleur, plus fort et plus haut. Je vous répondrai spontanément, c’est hyper épuisant. Je n’y vois que de grandes questions non résolues et je perds le " focus " sur les vraies choses, le sujet entre autre. J’ai bien failli partir ce matin pour ma sortie avec mon kit minimaliste pour justement refocusser. Il consiste d’un Nikon D70 (2004) et un objectif 50mm 1.8 point à la ligne.
Je suis plutôt parti avec beaucoup trop d’équipement considérant que je n’ai utilisé seulement que deux boitiers et deux objectifs. N’allez pas croire que je suis en train de me plaindre, je ne le suis tellement pas au niveau du matériel. Je suis plutôt en train de me donner un bon coup de pied au derrière afin de bien me ressaisir et reprendre plaisir à photographier quand j’ai devant moi une belle journée qui me permette de le faire. Se plaindre le ventre plein, probablement ce que je suis en train de faire oui …
De quoi avait l’air cette journée tout d’abord:
Il faisait relativement soleil, presque trop
-21 Celcius et -16 en après midi
Les routes était passablement dégagées mais pas toujours aussi large pour s’y arrêter
J’ai quitté tôt pour profiter d’un max de période d’ensoleillement
J’avoue que le -21 est un peu limitatif du point de vue de la liberté ou non de porter des gants et ceci limite beaucoup la flexibilité. Non mais là, je cherche quoi, je ne fais que trouver des raisons pour ma piètre performance d’aujourd’hui.
Mon obsession m’aura tout de même donné un coup de coeur, une seule image que j’ai aimé au cours de la journée et avant même de l’avoir faite, je savais que ça allait être mon coup de coeur.
Je vous présente donc les 5 images du jour et je vous laisse deviner celle que je préfère.
Ma sortie du Lundi …
En Janvier 2013, mes sorties photos vont se faire les lundi.
Je ne savais réellement pas où aller, le temps était très doux mais nuages et soleil se battaient pour la meilleure place. Je suis donc parti par là … Je suis tourné à gauche, à droite, à gauche encore pour me retrouver dans l’Outaouais Québécois.
Comme je connais un peu moins cette région, je fais un peu plus attention à bien regarder. Rien de trop fantastique, le temps étant un peu trop doux, la neige a fondu à une vitesse spectaculaire pour un mois de Janvier. Décidément, la planète se réchauffe
Je vois une pancarte pour le Parc Oméga, voilà où je vais aller. Il était presque 13 H quand j’y ai passé la guérite. Ça prends environs 90 minutes à faire le tour en voiture. Je me disais qu’en allant un peu plus rapidement, je ferais au moins 2 fois le tour comme il n’y a presque personne. Ce parc regorge d’animaux du Canada et de l’Europe également. L’histoire de ce lieu fabuleux y est d’ailleurs raconté sur la station de radio privée lorsqu’on roule dans le parc.
Les animaux n’ont aucune crainte de l’homme, aucune … J’ai flatté un caribou pendant plusieurs minutes, pas un bébé, un mâle adulte qui en redemandait en plus. Mon coup de coeur va toujours aux Loups Arctiques. Il est très facile d’identifier qui est le couple dominant d’ailleurs juste à voir comment les autres s’enfuient quand il approche. J’ai aussi aimé les Renards Arctiques à la fourrure tellement dense.
J’ai aussi fait quelques clichés de paysage, pourquoi pas …
Je partage donc avec vous …
Les Lundis de Janvier …
J’ai choisi les lundis de janvier pour m’évader dans des excursions photo hivernales.
Encore une fois, aujourd’hui tout comme la semaine dernière, il faisait assez froid – 18 C. Je me suis modestement équipé aujourd’hui apportant avec moi seulement un boîtier et un objectif qui avait devant l’élément frontal un filtre polarisant.
L’environnement avec un soleil plutôt présent est très invitant mais il y a très peu d’espace pour s’arrêter en voiture sans de danger. Il faut donc trouver l’équilibre sécurité et opportunité. Je suis passé bien près de ne pas avoir d’images mais 1 km plus loin, j’ai finalement pu m’arrêter. Ne riez pas tout de suite, j’ai capturé un grand total de 11 images aujourd’hui. Je voulais principalement représenter la beauté hivernale et surtout montrer la quantité monstrueuse de neige qu’il y a dans la région de Val David.
Voilà donc ma quête en cette première semaine (premier lundi) de Janvier 2013 …


























































