Quel ÂGE me donnez vous …

NON SÉRIEUSEMENT, quel âge me donnez vous ?

Je vais vous le dire, j’ai 54 ans, j’ai vu au travers mes yeux des choses magnifiques, des souvenirs inoubliables, on m’a tout montré ce que l’on voulait que je vois. On m’a manipulé, poussé, essayé de changer mon champ de vision, on a créé un flou dans mon cerveau mais jamais je ne me suis plaint. J’ai toujours regardé là où vous vouliez que je regarde, toujours accepté les changements même quand je savais que j’avais raison, je vous ai donné le bénéfice du doute, je me suis fait une idée, vous l’ai proposé mais vous aviez le dernier mot.

Vous avez décidé de me laisser de côté pour un moment, vous m’avez repris en me reprochant de ne pas être aussi bon que ce que vous aviez cru au départ, vous avez essayé de modifié la sensibilité de mon cerveau, avez adapté mon regard au vôtre, avez passé des heures à essayer de me comprendre pour enfin finir par dire que j’étais trop compliqué puis, vous m’avez remplacé par un plus jeune, plus fringuant, plus à la page, plus sophistiqué, plus curieux sans qu’il ne se soucie trop, bref, vous m’avez oublié mais êtes vous plus heureux ?

Quel âge me donnez vous ? Celui de la retraite quand je pourrais vous montrer tant de choses encore … Qu’avez vous gardé de moi outre le vague souvenir de l’attente de vos résultats ? Vous avez décidé de passer à autre chose sans avoir même prit le temps de faire le tour complet de mes compétences, sans avoir analysé toutes les options, sans avoir vraiment essayé de comprendre que parfois, ce n’était pas moi qui était en cause mais bien vous.

Vous vous êtes dit,  » ah, il n’est plus adéquat pour ce qui se fait de nos jours  » alors que je suis probablement la réponses à plusieurs de vos problèmes de compréhension. Quand on m’a mis au monde en 1961, je voyais déjà bien clair et je savais exposer. Vous aviez tout à apprendre de moi. Je suis allé partout avec vous, enfin, partout où vous avez décidé de m’amener. Je me suis fait discret par moment et plus évident par d’autre. J’ai apprécié que vous investissiez un peu sur moi pour me rendre plus efficace, je ne vous aurais toutefois JAMAIS laissé tomber.

Selon votre choix bien personnel, vous avez décidé de me faire voir la vie en couleur par moment et en gradation de gris par d’autres moments. Chose certaine, je ne pouvais pas faire les deux en même temps. J’ai assisté à vos moments de fierté, à vos moments d’intimité, à vos moments de création, bref, je ne vous ai jamais refusé quoi que ce soit.

Je me considère encore aujourd’hui l’outil le plus important de votre vaste expérience, il fallait simplement me dire ce que vous aviez en tête pour que je vous laisse le réaliser. JAMAIS vous ne m’utilisiez pour rien, il y avait toujours une raison derrière l’action. La poussière fait mal à mes yeux, je voudrais voir l’action reprendre ne serait-ce que pour un moment pour qu’à nouveau vous parliez de moi, que vous savouriez une autre fois ce plaisir de me questionner afin que je me rappelle pour vous combien la vie est précieuse …

I AM STILL AS GOOD AS YOU ARE …

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QUAND ON S’EXPOSE …

J’ai sérieusement débuté la photographie en 1974, je n’avais pas pensé un seul instant que j’allais en faire un carrière, c’est une passion qui est devenue un métier, une carrière, une passion encore grandissante. Ma vraie carrière est en fait professeur ou enseignant en photographie, je suis dans la photographie à temps plein et en tout temps en fin de compte.

C’est drôle, je ne suis jamais ennuyé quand je parle de photographie, quand je parle de politique oui, de photographie, jamais …

J’ai été participant à 2 expositions au préalable, deux années de suite au même endroit, dans mon milieu de travail chez Lozeau à Montréal où les employés s’exposaient en groupe de gens extrêmement talentueux.

Cette fois ci, je suis l’exposant qui présentera 26 oeuvres sous le thème FLOUS ET MOUVEMENTS du 15 octobre au 10 novembre 2015 Chez Lozeau, 6229 St-Hubert, Montréal, Québec, H2H2L9.

Dire que je suis 100% confiant par rapport au fait que les visiteurs vont aimer l’exposition est un bien grand mot mais je sais que plusieurs images ne laisseront personne indifférent. J’y ai mis beaucoup d’amour, de temps, de patience et d’énergie à cette exposition. J’y expose majoritairement des oeuvres récentes, moins de 2 ans dans la plupart des cas. J’ai toujours été fasciné par le flou artistique. Je l’aime autant que la netteté. Il y a beaucoup d’images en longues expositions, 2, 3, 5 et même 8 minutes. Il y a des portraits, des paysages, des natures mortes bref, un peu de tout sous ce thème.

Pour ceux et celles qui le pourront, vous êtes chaleureusement invités, à venir visiter l’exposition et me rencontrer au vernissage le 22 octobre de 18h à 21h.

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La recherche de l’imperfection …

Dans beaucoup de cas, quand on commente une de mes images, j’ai l’impression que l’on est davantage préoccupé par l’imperfection que le message même de la photo. Pas que je ne cherche pas à m’améliorer, bien au contraire c’est une quête du quotidien mais je suis forcé d’admettre on pose les yeux de manière différente sur les images depuis l’avènement du numérique. Le problème, c’est que je ne crois pas à la perfection et encore moins à la photo parfaite. Chaque fois que quelqu’un colle son regard sur une image, il l’interprète à sa façon, il l’accepte (ou la refuse) à sa façon et le message de celle ci est unique pour tous. Une chance que c’est ainsi car la vie et la vision de chacun en serait tellement monotone.

Il est impossible de réinventer la roue, elle existe déjà mais il est possible d’oser des choses qui nous sortent de notre zone de confort. Rien de mal à expérimenter, bien au contraire. à prendre des angles différents, des cadrages différents, à envoyer des messages différents. En voyant cette images, certains ont simplement soulevé le fait que le modèle avait des taches de rousseur …

À mon humble avis, on a cherché bien loin du message que je voulais envoyer … Je vous propose deux cadrages de la même image …

 

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Comment c’est fait ???

Plus je partage d’images, plus je suis surpris par les questions que j’ai relativement aux images que je partage. Ne croyez pas un instant que je n’apprécie pas l’intérêt pour une image que je partage (s’il en est un). Ce qui me surprend, c’est que plusieurs sont davantage intéressés à connaître les paramètres de l’image et les équipements utilisés et sont moins intéressés sur le motif et la préparation de cette même image. À mon avis, une photo est 10% équipement et 90% préparation et émotion. Je ne tenterai pas de changer votre vision sur le sujet, c’est simplement comment j’opère et c’est aussi pourquoi lors de mes nombreuses sorties photo je reviens sans avoir même capturé une seule image malgré que j’en avais l’intérêt au moment de la sortie.

La question qui me semble la plus absurde lorsque je partage une image est quelle vitesse et ouverture ? Personne ou presque ne questionne sur la condition de lumière, les vents, sur la recherche du point de vue, sur le choix du noir et blanc ou de la couleur, sur l’essentiel quoi …

Je vais paraitre très dur mais il est complètement inutile de connaitre la vitesse et l’ouverture (encore moins si tu ne demandes pas l’ISO) sans penser une seconde que tout cela est associé à une condition de lumière très spécifique et unique. Quelqu’un aurait beau connaître le pédigree complet d’une image, il ne va jamais pouvoir la reproduire puisque la condition de lumière (couleur, nuages, vents, climat) est unique ou du moins relativement temporaire. Il est beaucoup plus pertinent de connaître l’idée derrière l’image et la conception de celle ci du point de vue autre que bêtement technique … L’autre chose que me surprend, on insiste pour que je dévoile ces informations. Suis-je forcé de le faire ? Avec les média sociaux, c’est comme devenu une « dette » de tout partager. Personne ne veut plus simplement apprécier, ils veulent connaître la recette. Chers amis, peu de chefs partagent les ingrédients et même s’ils le faisaient, vous n’arriverez pas plus à ce que ça goûte exactement ce que le chef a fait, il y a bien les petits secrets qui se gardent et qui rendent unique la recette … En pachto nature, on doit composer avec l’élément lumière variable et imprévisible, c’est autre chose en studio où il est effectivement possible de reproduire un éclairage avec une recette mais impossible de reproduire deux fois la même expression.

Sommes nous tous à ce point à la recherche de l’instantané et de la facilité ? Soyons honnête, l’autre facteur qui est en jeu, c’est l’expérience du photographe. Je l’ai souvent dit, le facteur chance n’existe pas en photographie. Le photographe fait sa propre chance. Quand j’enseigne, je rapporte des faits et je propose des trucs mais ils doivent êtres adaptés à des situations très spécifiques. Quand je regarde une image, j’apprécie davantage ce que je vois que le fait qu’on ait utilisé tel ou tel ajustement.

Pas plus qu’un magicien ne dévoile ses secrets, certains photographes gardent avec eux cette magie secrète car après tout, la photographie, n’est-ce pas un peu de la magie ?

 

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Fouiller dans sa boite à filtres, créez le votre pour le plaisir.

Il y a souvent dans nos sacs un filtre que l’on utilise plus ou moins et parfois même on l’a laissé de côté.

Dans mon cas il s’agit d’un filtre étoile (STAR 8) qui trainait dans mon étui à filtre depuis un long moment. J’ai décidé de tirer avantage de ce filtre en le modifiant avec de la gelée de pétrole aussi appelé incorrectement Vaseline. En ajoutant de la gelée sur le filtre en quantité modeste j’insiste, ceci permet de transformer les zones de netteté et la lumière de sorte que le filtre et la gelée créent un effet qui peut s’avérer assez intéressant. On applique la gelée sur les rebords du filtre d’abord (petite quantité d’adoré) en étendant avec un doigt en très mince couche. Il faut éviter de mettre de la gelée au centre et bien lécher les contours. L’effet que donnera le filtre dépend de la quantité et de la direction que vous donnez à la gelée.

Vissez partiellement le filtre sur l’objectif et tournez le pour voir l’effet de lumière produite par la gelée. Prenez quelques clichés tests. Une fois faites, rangez le filtre avec la gelée encore en place dans un boite de filtre. Ne tentez même pas de le nettoyer, c’est peine perdue. Si vous ne voulez pas sacrifier un filtre, vous pouvez vous procurer un filtre de protection bon marché et le dédier à cette pratique. Je trouve cette pratique particulièrement intéressante en portrait et ça me rappelle même certaines images de David Hamilton. Ah oui, c’est particulièrement efficace avec un Zoom Grand angulaire comme le 18-135 en APS-C ou le 24-70 en Full frame.

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Où est passée notre innocence …

Depuis quelque temps, je visite et entretien mes disques durs d’archivage. Ceci dit, il est primordial de bien protéger les images que l’on a capturé sur un média externe qui ne sert qu’à l’archivage. Plusieurs copient les données de l’ordinateur sur des disques qu’ils utilisent au quotidien. Sachez qu’un disque dur a une durée de vie, quand je copie des images à mes disques durs, je m’assure de les déconnecter une fois cette opération terminée afin d’en protéger la longévité.

Donc, je disais, je faisais la visite de mes vieilles images, mes archives et inévitablement, je suis tombé sur des images de ma grande fille qui a aujourd’hui 14 ans. Comme le temps passe, comme les années en arrière sont précieuses, comme ce contact avec l’enfance si pure est précieux. Je me souviens des premiers instants où j’ai porté ma fille dans mes bras, où je l’ai instantanément aimé et adoré même, où j’ai laissé aller la rivière de sentiments qui m’habitait. Quels moments forts et précieux, quels souvenirs d’une épisode de ma vie que je n’oublierai jamais.

Où est passé cette innocence, celle où nos enfants nous regardent avec ce regard si pur, pas encore souillé par la vie et mécréante … Où sont allé ces années ?? On ne peut être autre chose qu’un guide pour nos enfants, un phare où ils choisissent de s’inspirer, s’abreuver à l’occasion. La vie de nos enfants nous est temporairement offerte et on ne doit jamais l’oublier. Ils sont et seront leur propre personne avec leurs idées, leurs objectifs et leurs idéaux. On se sentira parfois bafoués, mis de côté, abandonnés par eux mais ils seront toujours nos enfants.

À un moment donné, ma fille Arianne était ma compagne de sortie photo. Je l’amenais avec moi jusque dans mes contrats où il m’était possible de le faire, Elle m’aura suivi en voiture, en carrosse, à pied sur de longues distances parfois et un jour, elle a elle même été vers mon sac photo, elle a choisi un appareil, regardé au travers le viseur et capturé des images et parfaitement à l’horizon ce qui, pour plusieurs photographes n’est pas encore tout à fait acquis :-)
Elle avait 3 ans …

Cet appareil lui appartient aujourd’hui, même si elle l’utilise peu. Les iPhones de ce monde sont tellement plus portatifs et plus  » cool  » en 2015  … Reste que cet appareil et ses objectifs sont toujours là si elle en a envie.

Je nous imagine, plus tard, elle et moi, en sortie photo, elle avec son appareil, moi avec les miens et c’est une très douce pensée. Je n’ai jamais forcé ma fille à faire de la photo, j’ai à l’occasion insisté pour qu’elle m’accompagne dehors, bref n’importe où ailleurs que devant un poste de télévision … J’aurai contribué à lui donner un peu d’innocence, beaucoup de de passion et surtout BEAUCOUP D’AMOUR …

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Paysages colorés en Noir et Blanc

Quelle drôle d’idée de photographier en Noir & Blanc ce qui est majestueux en couleur …

 

La vérité, j’adore le N&B, cela coïncide avec mes débuts en photographie au début des années 70. J’ai une réelle affection pour les gradations de gris dans des scènes où les couleurs sont habituellement intenses. Le haut contraste donne beaucoup de caractère aux images, permettent de ne pas être distrait par la couleur, mieux apprécier la composition et rend souvent l’image intemporelle. Je suis très accroché au N&B pour la texture également, pour les possibilités innombrables que ces images offrent.

Dans beaucoup de cas, je capture les images en noir et blanc directement dans la caméra, je ne mesure pas la lumière de la même manière, exagérant souvent à outrance les contrastes. Je suis encore déçu qu’à ce jour, ni Photoshop, ni Lightroom ne me laisse ouvrir mes images en noir et blanc. Parce que je suis Nikonien, j’ouvre donc ces images dans un logiciel propriétaire pour conserver mes paramètres N&B fait en caméra.

Naturellement, j’aime aussi la couleur, je mentirais si je disais le contraire, j’aime en fait toutes les nuances. En couleur, je me rabat parfois sur l’exagération des couleurs pour faire oublier une pauvre composition. Ce truc fonctionne passablement moins bien en N&B, la composition et le contraste faisant pièces intégrantes de l’image.

Dans le cas des images qui suivent, ce sont de bêtes conversions de la couleur au noir et blanc que j’ai appliqué via Photoshop ou Lightroom. Voyez vous, j’ai beaucoup de temps devant moi car je suis en convalescence suite à un bête accident qui me laisse invalide pour les prochains mois. Par chance, j’ai beaucoup d’images dans mon portable. Je suis donc allé revisiter un voyage que j’avais fait en Californie et au Nevada il y a 2 ans, je me suis amusé à revisiter mes images favorites. J’ai eu bien du plaisir à convertir certaines de ces images. J’aime aussi beaucoup le portrait en N&B, j’y reviendrai avec intérêt quoique dans ce cas, beaucoup d’images sont déjà capturé en noie et blanc.

Comme d’habitude, c’est un plaisir de partager avec vous, lire vos commentaires et si le coeur vous en dit, partagez avec vos contacts.

 

Cordialement

 

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