SE RENOUVELER POUR AVANCER …

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Demandez à n’importe qui, enfin, n’importe qui qui me connait bien, on confirmera, je suis un NIKONISTE fini. J’ai accès à tous le matériel que je veux, toutes marques confondues, j’ai pratiquement toujours photographié avec du matériel Nikon depuis ma tendre adolescence et ce par choix.

Ceci dit, je crois que les autres fabricants d’appareils photos produisent aussi de l’excellent matériel, Je suis simplement satisfait avec le matériel Nikon que j’utilise.

Il y a déjà un moment que je rumine dans ma tête que mon matériel est lourd, qu’il occupe beaucoup d’espace, qu’il me donne mal aux mains (je ne rajeunit pas), bref que je regarde des solutions alternatives.

J’ai touché aux Olympus, ma deuxième caméra sérieuse était une Olympus, j’ai aimé leur système numérique mais je ne suis pas tombé amoureux du système 4/3 pour mon type de photographie. J’ai adoré le poids et le format toutefois. Lumix, je suis passé tout droit, trop de gadgets à mon goût … Le système Nikon 1 (sans miroir) ne me convient pas, le capteur est trop petit pour moi, les objectifs pas hyper performants, Je suis aussi passé tout droit sur le système « M » (sans miroir) de Canon, les GRANDS fabricants n’ont pas bien fait leurs devoirs à mon avis. Sony, ah, Sony, ils sont très innovateurs, j’aime le format des boitiers plein cadre mais je n’apprécie pas du tout le format des objectifs (plus ou moins du pareil au même avec ce que j’utilise). J’utilise aussi une A99v comme système parallèle.

MON NOUVEAU COUP DE FOUDRE …
La dernière fois où j’ai eu un coup de foudre, c’était en juin 2015 lorsque j’ai rencontré ma future épouse Sylvie, cette passion me nourrit et au quotidien, j’en tire un bonheur inestimable. J’adore ma fiancée, elle le sait.

Il y a quelques semaines, après avoir décidé « d’essayer » un système photographique parallèle, je me suis fait séduire par un fabricant qui n’a pas lésiné sur la qualité des capteurs et des objectifs, j’ai renoué avec le simple plaisir de photographier pour l’aspect artistique, pour le plaisir ludique et pour me faire du bien en dedans (la chose la plus importante à mon avis).

Je me suis surpris à photographier comme je le faisais à mon adolescence et surtout comme j’avais oublié de le faire depuis des années. J’AI D’ABORD ÉTÉ ASSOMÉ PAR LA QUALITÉ DES IMAGES AUTANT AU NIVEAU PRÉCISION QUE DU RENDU … J’avoue, j’ai été très surpris. Enfin un système qui ne créée pas de compromis pour la qualité d’image. Côté plaisir d’utilisation, je suis formel, c’est 100% plus amusant à utiliser. Comme je le disais, je suis choyé car dans ma nouvelle famille (au travail), J’ai accès à tous le matériel que je veux, on m’encourage même à le tester et le commenter.

Je ne me souviens pas d’avoir utilisé des objectifs type consommateurs qui sont aussi parfaits à pleine ouverture, c’est stupéfiant. Les objectifs qui ouvrent à f 1.2, en général, ils sont mous et imparfaits à pleine ouverture et ce à presque tous les niveaux incluant les arborescences, le contrast et même les couleurs. Pour cette raison, j’ai tendance à tester les objectifs avec un diaphragme fermé d’au moins 1 stop. Quand j’ai photographié à pleine ouverture, je vous jure, j’ai douté de ce que je voyais. J’ai même été vérifier les paramètres de capture de la photo. J’ai réessayé et vlan, c’est comme si tout à coup, je venais de redécouvrir le plaisir de photographier à pleine ouverture sans perte de qualité. Je ne qualifierais pas tous les objectifs consommateurs (toutes marques confondues) d’inutilisables à pleine ouverture mais ils sont plus faibles dans cette position. Peu de gens peuvent s’offrir un Zeiss Otus  à 4500$ pour un 55mm f1.4 et j’avoue, même si je pouvais, je n’irais pas là, encore moins après avoir essayé ceci. Le nombre de fois où j’ai cherché cette qualité à pleine ouverture, mon dieu, je l’ai enfin trouvé. Attention, je ne dis par que le système photographique parallèle que j’utilise est parfait, il l’est toutefois pour moi …

L’autre chose qui m’a jeté par terre, c’est la mobilité que je gagne vu sa légèreté comparé à ce que j’utilise en général. Non, je ne suis pas prêt à me défaire de mon matériel Nikon, je l’adore mais on dirait presque que je viens de découvrir une alternative significative sans compromettre mes exigences photos.

Voici donc ce que j’ai testé et ce qui a fait en sorte que je suis séduit par cette nouvelle expérience.

Un appareil Fujifilm X-T1 avec objectif 18-135mm (kit lens), celui porte mon champ de vision de 27-200 une fois convertis en format 35mm.

Ensuite,
Un Fujinon 35mm 1.4 (équivalent 50mm)
Un Fujinon 56mm 1.2 (équivalent à 85mm)
Un Fujinon 90mm 2.0 (équivalent à 135mm)

Au premier coup d’oeil, la construction est irréprochable. Ils sont solides. Dans tous les cas, ces objectifs fixes sont très contrastés, très piqués et ultra compacts. Le 35mm 1.4R est particulièrement fort pour le contrôle de la distortion, même les coins sont super nets. À pleine ouverture, les trois objectifs se sont montrés presque parfaits même en photographie en contrejour, là où habituellement beaucoup échouent. Le niveau de détails dévoilé en provenance de ces 3 objectifs feraient rougir les plus beaux objectifs de Canon et Nikon, même les plus hauts de gamme. Les objectifs combinés à un Capteur CMOS trans XII de Fujifilm font des miracles. Même le zoom 18-135 (kit lens) qui est polyvalent affiche une qualité d’image exceptionnelle à toutes les ouvertures et toutes les focales. Quel plaisir de ne pas se questionner sur la qualité et simplement photographier. C’est comme ça que ça devrait se passer.

Côté boîtier, encore une fois, la surprise n’est pas mince. Mis à part l’adaptation normale pour un nouveau système où l’on cherche un peu les contrôles, les ajustements principaux sont excessivement agréables. On retrouve ceux qui ont marqué les générations des années50,  60 et 70, des boutons qui tournent et ajustent vitesse / valeurs de compensation d’exposition. Sur les objectifs, c’est la même chose, on a le contrôle du diaphragme sous forme de mollette rotative à l’ancienne, un pur plaisir.

Je ne suis pas impressionné par le système de mise au point en mode continu (suivi du sujet), il faut dire que le système de Nikon est très puissant à cet égard mais sur sujet fixe, le X-T1 est simplement parfait. En rafale, on a 8 images secondes. On y trouve la possibilité d’ajuste la taille de la zone de mise au point qui est bien étendue sur toute la surface de cadrage. J’ose à peine imaginer ce que sera le X-T2 (prévu pour fin août 2016) à ce niveau. Pour ce qui est de la plage dynamique, encore, wow, tout ce qu’un photographe de paysage puisse espérer et même plus. Je suis maintenant très curieux de voir ce que j’obtiendrai en longue exposition. En conclusion, Fuji est célèbre pour ses fichiers jpegs et ses tons de peaux vibrants mais réalistes. Cet appareil n’en fait pas exception.

Je vous laisse voir quelques images, vous connaissez déjà ma préférence pour le noir et blanc, j’ai aussi pensé couleurs.

 

En préparation pour le shooting test 35mm 1.4 à pleine ouverture (il y a de la gelée de pétrole dans un filtre sur l’objectif)

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35mm f1.4 à pleine ouverture sans gelée de pétrole cette fois. Ah oui, ISO 2500 aussi🙂

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56mm 1.2 à pleine ouverture (ISO variant de 200 à 800)

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Version couleur

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avec un réflecteur 42po en contrejour

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Le 90mm f2.0 à 2.8

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À pleine ouverture cette fois

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En contrejour avec réflecteur

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Sans réflecteur

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Et pour terminer, le 18-135 avec les images non retouchées

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Bon visionnement et surtout, passez me voir dans ma nouvelle famille chez

Lord Photo à St-Jean-sur-Richelieu, 45 boul. St-Luc est, J2W 1E3.

À bientôt.

Quel ÂGE me donnez vous …

NON SÉRIEUSEMENT, quel âge me donnez vous ?

Je vais vous le dire, j’ai 54 ans, j’ai vu au travers mes yeux des choses magnifiques, des souvenirs inoubliables, on m’a tout montré ce que l’on voulait que je vois. On m’a manipulé, poussé, essayé de changer mon champ de vision, on a créé un flou dans mon cerveau mais jamais je ne me suis plaint. J’ai toujours regardé là où vous vouliez que je regarde, toujours accepté les changements même quand je savais que j’avais raison, je vous ai donné le bénéfice du doute, je me suis fait une idée, vous l’ai proposé mais vous aviez le dernier mot.

Vous avez décidé de me laisser de côté pour un moment, vous m’avez repris en me reprochant de ne pas être aussi bon que ce que vous aviez cru au départ, vous avez essayé de modifié la sensibilité de mon cerveau, avez adapté mon regard au vôtre, avez passé des heures à essayer de me comprendre pour enfin finir par dire que j’étais trop compliqué puis, vous m’avez remplacé par un plus jeune, plus fringuant, plus à la page, plus sophistiqué, plus curieux sans qu’il ne se soucie trop, bref, vous m’avez oublié mais êtes vous plus heureux ?

Quel âge me donnez vous ? Celui de la retraite quand je pourrais vous montrer tant de choses encore … Qu’avez vous gardé de moi outre le vague souvenir de l’attente de vos résultats ? Vous avez décidé de passer à autre chose sans avoir même prit le temps de faire le tour complet de mes compétences, sans avoir analysé toutes les options, sans avoir vraiment essayé de comprendre que parfois, ce n’était pas moi qui était en cause mais bien vous.

Vous vous êtes dit,  » ah, il n’est plus adéquat pour ce qui se fait de nos jours  » alors que je suis probablement la réponses à plusieurs de vos problèmes de compréhension. Quand on m’a mis au monde en 1961, je voyais déjà bien clair et je savais exposer. Vous aviez tout à apprendre de moi. Je suis allé partout avec vous, enfin, partout où vous avez décidé de m’amener. Je me suis fait discret par moment et plus évident par d’autre. J’ai apprécié que vous investissiez un peu sur moi pour me rendre plus efficace, je ne vous aurais toutefois JAMAIS laissé tomber.

Selon votre choix bien personnel, vous avez décidé de me faire voir la vie en couleur par moment et en gradation de gris par d’autres moments. Chose certaine, je ne pouvais pas faire les deux en même temps. J’ai assisté à vos moments de fierté, à vos moments d’intimité, à vos moments de création, bref, je ne vous ai jamais refusé quoi que ce soit.

Je me considère encore aujourd’hui l’outil le plus important de votre vaste expérience, il fallait simplement me dire ce que vous aviez en tête pour que je vous laisse le réaliser. JAMAIS vous ne m’utilisiez pour rien, il y avait toujours une raison derrière l’action. La poussière fait mal à mes yeux, je voudrais voir l’action reprendre ne serait-ce que pour un moment pour qu’à nouveau vous parliez de moi, que vous savouriez une autre fois ce plaisir de me questionner afin que je me rappelle pour vous combien la vie est précieuse …

I AM STILL AS GOOD AS YOU ARE …

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QUAND ON S’EXPOSE …

J’ai sérieusement débuté la photographie en 1974, je n’avais pas pensé un seul instant que j’allais en faire un carrière, c’est une passion qui est devenue un métier, une carrière, une passion encore grandissante. Ma vraie carrière est en fait professeur ou enseignant en photographie, je suis dans la photographie à temps plein et en tout temps en fin de compte.

C’est drôle, je ne suis jamais ennuyé quand je parle de photographie, quand je parle de politique oui, de photographie, jamais …

J’ai été participant à 2 expositions au préalable, deux années de suite au même endroit, dans mon milieu de travail chez Lozeau à Montréal où les employés s’exposaient en groupe de gens extrêmement talentueux.

Cette fois ci, je suis l’exposant qui présentera 26 oeuvres sous le thème FLOUS ET MOUVEMENTS du 15 octobre au 10 novembre 2015 Chez Lozeau, 6229 St-Hubert, Montréal, Québec, H2H2L9.

Dire que je suis 100% confiant par rapport au fait que les visiteurs vont aimer l’exposition est un bien grand mot mais je sais que plusieurs images ne laisseront personne indifférent. J’y ai mis beaucoup d’amour, de temps, de patience et d’énergie à cette exposition. J’y expose majoritairement des oeuvres récentes, moins de 2 ans dans la plupart des cas. J’ai toujours été fasciné par le flou artistique. Je l’aime autant que la netteté. Il y a beaucoup d’images en longues expositions, 2, 3, 5 et même 8 minutes. Il y a des portraits, des paysages, des natures mortes bref, un peu de tout sous ce thème.

Pour ceux et celles qui le pourront, vous êtes chaleureusement invités, à venir visiter l’exposition et me rencontrer au vernissage le 22 octobre de 18h à 21h.

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La recherche de l’imperfection …

Dans beaucoup de cas, quand on commente une de mes images, j’ai l’impression que l’on est davantage préoccupé par l’imperfection que le message même de la photo. Pas que je ne cherche pas à m’améliorer, bien au contraire c’est une quête du quotidien mais je suis forcé d’admettre on pose les yeux de manière différente sur les images depuis l’avènement du numérique. Le problème, c’est que je ne crois pas à la perfection et encore moins à la photo parfaite. Chaque fois que quelqu’un colle son regard sur une image, il l’interprète à sa façon, il l’accepte (ou la refuse) à sa façon et le message de celle ci est unique pour tous. Une chance que c’est ainsi car la vie et la vision de chacun en serait tellement monotone.

Il est impossible de réinventer la roue, elle existe déjà mais il est possible d’oser des choses qui nous sortent de notre zone de confort. Rien de mal à expérimenter, bien au contraire. à prendre des angles différents, des cadrages différents, à envoyer des messages différents. En voyant cette images, certains ont simplement soulevé le fait que le modèle avait des taches de rousseur …

À mon humble avis, on a cherché bien loin du message que je voulais envoyer … Je vous propose deux cadrages de la même image …

 

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Comment c’est fait ???

Plus je partage d’images, plus je suis surpris par les questions que j’ai relativement aux images que je partage. Ne croyez pas un instant que je n’apprécie pas l’intérêt pour une image que je partage (s’il en est un). Ce qui me surprend, c’est que plusieurs sont davantage intéressés à connaître les paramètres de l’image et les équipements utilisés et sont moins intéressés sur le motif et la préparation de cette même image. À mon avis, une photo est 10% équipement et 90% préparation et émotion. Je ne tenterai pas de changer votre vision sur le sujet, c’est simplement comment j’opère et c’est aussi pourquoi lors de mes nombreuses sorties photo je reviens sans avoir même capturé une seule image malgré que j’en avais l’intérêt au moment de la sortie.

La question qui me semble la plus absurde lorsque je partage une image est quelle vitesse et ouverture ? Personne ou presque ne questionne sur la condition de lumière, les vents, sur la recherche du point de vue, sur le choix du noir et blanc ou de la couleur, sur l’essentiel quoi …

Je vais paraitre très dur mais il est complètement inutile de connaitre la vitesse et l’ouverture (encore moins si tu ne demandes pas l’ISO) sans penser une seconde que tout cela est associé à une condition de lumière très spécifique et unique. Quelqu’un aurait beau connaître le pédigree complet d’une image, il ne va jamais pouvoir la reproduire puisque la condition de lumière (couleur, nuages, vents, climat) est unique ou du moins relativement temporaire. Il est beaucoup plus pertinent de connaître l’idée derrière l’image et la conception de celle ci du point de vue autre que bêtement technique … L’autre chose que me surprend, on insiste pour que je dévoile ces informations. Suis-je forcé de le faire ? Avec les média sociaux, c’est comme devenu une « dette » de tout partager. Personne ne veut plus simplement apprécier, ils veulent connaître la recette. Chers amis, peu de chefs partagent les ingrédients et même s’ils le faisaient, vous n’arriverez pas plus à ce que ça goûte exactement ce que le chef a fait, il y a bien les petits secrets qui se gardent et qui rendent unique la recette … En pachto nature, on doit composer avec l’élément lumière variable et imprévisible, c’est autre chose en studio où il est effectivement possible de reproduire un éclairage avec une recette mais impossible de reproduire deux fois la même expression.

Sommes nous tous à ce point à la recherche de l’instantané et de la facilité ? Soyons honnête, l’autre facteur qui est en jeu, c’est l’expérience du photographe. Je l’ai souvent dit, le facteur chance n’existe pas en photographie. Le photographe fait sa propre chance. Quand j’enseigne, je rapporte des faits et je propose des trucs mais ils doivent êtres adaptés à des situations très spécifiques. Quand je regarde une image, j’apprécie davantage ce que je vois que le fait qu’on ait utilisé tel ou tel ajustement.

Pas plus qu’un magicien ne dévoile ses secrets, certains photographes gardent avec eux cette magie secrète car après tout, la photographie, n’est-ce pas un peu de la magie ?

 

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Fouiller dans sa boite à filtres, créez le votre pour le plaisir.

Il y a souvent dans nos sacs un filtre que l’on utilise plus ou moins et parfois même on l’a laissé de côté.

Dans mon cas il s’agit d’un filtre étoile (STAR 8) qui trainait dans mon étui à filtre depuis un long moment. J’ai décidé de tirer avantage de ce filtre en le modifiant avec de la gelée de pétrole aussi appelé incorrectement Vaseline. En ajoutant de la gelée sur le filtre en quantité modeste j’insiste, ceci permet de transformer les zones de netteté et la lumière de sorte que le filtre et la gelée créent un effet qui peut s’avérer assez intéressant. On applique la gelée sur les rebords du filtre d’abord (petite quantité d’adoré) en étendant avec un doigt en très mince couche. Il faut éviter de mettre de la gelée au centre et bien lécher les contours. L’effet que donnera le filtre dépend de la quantité et de la direction que vous donnez à la gelée.

Vissez partiellement le filtre sur l’objectif et tournez le pour voir l’effet de lumière produite par la gelée. Prenez quelques clichés tests. Une fois faites, rangez le filtre avec la gelée encore en place dans un boite de filtre. Ne tentez même pas de le nettoyer, c’est peine perdue. Si vous ne voulez pas sacrifier un filtre, vous pouvez vous procurer un filtre de protection bon marché et le dédier à cette pratique. Je trouve cette pratique particulièrement intéressante en portrait et ça me rappelle même certaines images de David Hamilton. Ah oui, c’est particulièrement efficace avec un Zoom Grand angulaire comme le 18-135 en APS-C ou le 24-70 en Full frame.

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Où est passée notre innocence …

Depuis quelque temps, je visite et entretien mes disques durs d’archivage. Ceci dit, il est primordial de bien protéger les images que l’on a capturé sur un média externe qui ne sert qu’à l’archivage. Plusieurs copient les données de l’ordinateur sur des disques qu’ils utilisent au quotidien. Sachez qu’un disque dur a une durée de vie, quand je copie des images à mes disques durs, je m’assure de les déconnecter une fois cette opération terminée afin d’en protéger la longévité.

Donc, je disais, je faisais la visite de mes vieilles images, mes archives et inévitablement, je suis tombé sur des images de ma grande fille qui a aujourd’hui 14 ans. Comme le temps passe, comme les années en arrière sont précieuses, comme ce contact avec l’enfance si pure est précieux. Je me souviens des premiers instants où j’ai porté ma fille dans mes bras, où je l’ai instantanément aimé et adoré même, où j’ai laissé aller la rivière de sentiments qui m’habitait. Quels moments forts et précieux, quels souvenirs d’une épisode de ma vie que je n’oublierai jamais.

Où est passé cette innocence, celle où nos enfants nous regardent avec ce regard si pur, pas encore souillé par la vie et mécréante … Où sont allé ces années ?? On ne peut être autre chose qu’un guide pour nos enfants, un phare où ils choisissent de s’inspirer, s’abreuver à l’occasion. La vie de nos enfants nous est temporairement offerte et on ne doit jamais l’oublier. Ils sont et seront leur propre personne avec leurs idées, leurs objectifs et leurs idéaux. On se sentira parfois bafoués, mis de côté, abandonnés par eux mais ils seront toujours nos enfants.

À un moment donné, ma fille Arianne était ma compagne de sortie photo. Je l’amenais avec moi jusque dans mes contrats où il m’était possible de le faire, Elle m’aura suivi en voiture, en carrosse, à pied sur de longues distances parfois et un jour, elle a elle même été vers mon sac photo, elle a choisi un appareil, regardé au travers le viseur et capturé des images et parfaitement à l’horizon ce qui, pour plusieurs photographes n’est pas encore tout à fait acquis🙂
Elle avait 3 ans …

Cet appareil lui appartient aujourd’hui, même si elle l’utilise peu. Les iPhones de ce monde sont tellement plus portatifs et plus  » cool  » en 2015  … Reste que cet appareil et ses objectifs sont toujours là si elle en a envie.

Je nous imagine, plus tard, elle et moi, en sortie photo, elle avec son appareil, moi avec les miens et c’est une très douce pensée. Je n’ai jamais forcé ma fille à faire de la photo, j’ai à l’occasion insisté pour qu’elle m’accompagne dehors, bref n’importe où ailleurs que devant un poste de télévision … J’aurai contribué à lui donner un peu d’innocence, beaucoup de de passion et surtout BEAUCOUP D’AMOUR …

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