UN VOYAGE DE NOCE DIFFÉRENT …

Parce que je me suis d’abord fait plaisir en mariant mon amoureuse à la mi-août 2017, j’avais envie d’amener ma femme dans une aventure différente de ce que l’on connait des typiques voyages de noces.

Nous avions 2 destinations en tête, soit l’Islande, soit l’Ouest Canadien. Pour des raisons techniques et de logistiques, nous avons choisi la deuxième option. C’est grand l’ouest mais j’avais déjà visité à quelques reprises alors j’avais déjà une idée du parcours que nous allions emprunter. Ma femme, très ouverte allait me suivre partout où j’étais capable de marcher. On a fait nos sacs photos, nos valises et nous sommes décollés en direction de l’aéroport international de Calgary. Arrivé après une vol parfait (Westjet), nous avons rapidement trouvé la voiture de location et plus 2 heures 20 minutes nous séparaient du paradis.

Grâce au 150 anniversaire de la confédération Canadienne, l’entrée au parc national de Banff était gratuit (nous avons donc sauvé gros là seulement). Tous les parc nationaux étaient gratuits pour 2017. Excellent timing.

À peine arrivé dans le parc de Banff, nous sommes passé par la ville puis par les chemins longeant les magnifiques glaciers du parc. Ma dernière visite remontait à juillet 95, j’avais 34 ans, j’avais à ce moment une mémoire visuelle remarquable, je l’ai toujours d’ailleurs. J’avais préparé ma femme à quelque chose d’exceptionnel, à des paysages splendides, à une vie animalière abondante, à des couchers de soleil imprenables. La réalité m’a frappé brutalement. Qu’on me comprenne et je vous rassure, c’est toujours magnifique mais j’ai constaté les dégâts faits par le changement climatique. Plusieurs glaciers ont tellement fondu que c’est triste et ils font peine à voir. J’ai l’impression qu’on m’a volé ma nature, mes paysages si beaux et si uniques, qu’on NOUS a volé les animaux.

Outre quelques corbeaux gigantesques et quelque oiseaux de proies, nous avons timidement aperçu un ours noir, quelques wapitis (caribous pour les québécois en nous), quelques chèvres de montagnes, quelques spermophiles, un grizzly, domestiqué nommé BOO et quelques cerfs à queues blanches … Aucun Mouflon, pas de troupeaux de ces majestueux wapitis, pas de troupeaux de chèvres, presque rien. Quand j’y suis allé (à répétition), chaque fois c’était les animaux nous bloquaient le chemin. On y voyait des Hiboux, une quantité incalculable de coyotes, ours de toutes sortes, OÙ est passée ma nature ?

Je vais vous avouer, J’AI PEUR. Ceux qui me connaissent savent que je suis tout sauf facile à apeurer, bin là, J’AI PEUR. Les animaux seraient-ils parti se cacher au fond des bois pour ne pas êtres dégoûtés par ce que l’homme laisse derrière lui comme héritage (violence, pollution, gaz de schiste et toute la merde que j »oublie) ? Je vous jure, je suis changé et en presque état de choc. Qu’est-ce que ça m’a fait mal. J’ai créé (à ma femme)  des attentes grandes comme la terre et le paradis terrestre pour aboutir avec un constat d’échec sur presque toute la ligne. Ce qu’elle m’a dit à répétition:  Sont où tes animaux ?? Elle a raison de questionner …  Sont OÙ baptême … ? J’ai emprunté les mêmes chemins, été pratiquement aux mêmes endroits qu’à mes 34 ans, on m’a piqué ma nature ciboire …

Je vous jure, c’est encore magnifique, ah, oui, léger détail, des milliers d’acres de feux de forêts à 200km, une odeur même perceptible tout au long de la journée, un voile perceptible de fumée présent à certains endroits, rien pour faire peur à l’homme, les animaux seraient ils plus craintifs dans ces conditions ? Je l’espère mais ce ne sont pas ces animaux qui ont fait fondre mes « fucking » glaciers

Je ne suis pas un scientifique, encore moins un génie mais je fais des liens qui m’apparaissent logiques. À ce rythme là, dans moins de 20 ans, il n’y a plus de glace sur les glaciers du parc national de Banff et du parc Yoho. Je ne suis pas un activiste, je suis un artiste et je vous dis, il y a quelque chose qui se passe. C’est pas de la frime. Je ne m’attends à rien de vous sauf une prise de conscience de votre environnement et de votre responsabilité envers notre hôte, la terre.

Tout compte fait, on est pas allé constater les dégâts dans l’ouest du pays, on a fait un magnifique voyage, 1800km de route faite au cours du voyage, des sorties mémorables tous les jours, on s’est fait peur dans le téléférique qui nous a amené au sommet de la montage Kicking Horse (7800pieds), c’était génial, j’aurais juste du ne pas me créer des attentes et surtout ne pas en créer pour ma nouvelle épouse.

L’autre truc qui m’a foudroyé, moins de 3% des gens avaient un appareil photo, ils utilisaient un cellulaire ou pire, une tablette pour faire des photos. Je me suis vomi dans la bouche à plusieurs reprises. On s’en reparle.

Je vous laisse avec quelques images

 

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LA SURPRISE …

Il y a déjà bien longtemps, dans les années 70, il y avait une technique photographique que j’utilisais lorsque j’étais à cours d’idées. Cette technique s’appelle la photographie en infrarouge.

Elle permet une image où on restreint le spectre lumineux en ne laissant passer que certaines fréquences de lumières dites « invisibles ». C’était à l’époque de la pellicule, on trouvait quelques films et cassettes diapositives pour s’y exercer. J’avoue, peu, très peu d’images voyaient le jour, l’exposition y était complexe et le résultat n’arrivait que la semaine suivante.

Je m’y suis remis avec la venue du numérique, en 2002 avec un Sony DSC-F707 puis avec les appareils reflex Nikon D1x, D70, D2H, D100 et d’autres également et ce, jusqu’en 2007 où soudainement, la fabrication des appareils modernes rendait ce type de photographie presqu’impossible car les capteurs numériques étaient protégés par un filtre qui allait à l’opposé de cette technique et qui bloquait les fréquences infrarouges.

Seuls les photographes prêts à sacrifier un appareil en le faisant convertir pouvaient y arriver avec succès. Ce processus est irréversible d’ailleurs, une fois convertie, la caméra ne prendra que des images en IR (infrarouge) dans le futur.

Toutes ces années, j’ai conservé mon filtre infrarouge qui me servait avec mes premières caméras numériques. La semaine dernière, j’ai décidé de renouer avec cette technique. J’ai sorti mon filtre Hoya R72 58mm et le l’ai monté sur mon Fujifilm X-T2 + Fujinon 14mm 2.8, on va bien voir.

Sans entrer dans une multitude de détails sur la technique, j’ai préparé ma caméra et j’ai essayé pour me convaincre que c’était peine perdue. SURPRISE … La caméra et objectif ont parfaitement répondu et j’ai obtenu dès mon premier essai de belles images. En poussant un peu mon idée, j’ai décidé de combiner ceci avec ma technique de longues expositions.

J’aime ce que je vois. Les expositions varient entre 30 sec et 4 minutes, Quelques rehaussements du contrastes on étés nécessaires en noir et blanc, je suis heureux de pouvoir m’y remettre.

 

UNE HISTOIRE QUI SE RÉPÈTE …

Presque qu’à toutes les fois, ça m’arrive, je pars sur un shooting, qu’il soit simple, compliqué, improvisé ou parfaitement orchestré, j’apporte trop d’équipement. Fois après fois, c’est comme le jour de la marmotte photographique.

Ah, ces scénarios où tu te vois utiliser chacun des objectifs, tu te vois faire les changements, tu sais exactement comment ça va se passer et hop, tu arrêtes, 2 heures plus tard sur un shooting glamour avec seulement 3 des 10 objectifs que tu as apporté qui ont réellement servi. Suis-je à ce point insécure, fou ou prudent ? Je tendrais pour le FOU

D’un autre côté, je deviendrais insécure si j’apportais seulement 3 objectifs, je sais, ça ne fait pas de sens. C’est quand même toujours le même scénario. En Arizona, je suis parti avec 6 objectifs et 2 boîtiers Nikon pro (17kg), je me suis servi de 3 objectifs, j’ai fait un changement seulement. Maintenant toutefois, j’avoue, mon matériel Fujifilm est passablement plus léger et compact. Je souffre quand même de cette folie de vouloir tout apporter. J’aime collectionner et avoir beaucoup de matériel, c’est presque maladif. Ma femme dirait: « au moins, tu ne perds pas de sous quand tu revends: et elle a raison. Je sais trouver la perle rare sans trop dépenser. Reste que même quand j’ai tout, je cherche encore pour plus.

Bon, n’allez pas croire un instant que je suis matérialiste, enfin, si j’en suis un, je suis un très mauvais matérialiste … J’avoue, j’aime les belles choses, le beau matériel, le résultat qu’il procure même si je le teste plus que je l’utilise pour de véritables shootings. Il doit bien y avoir un nom pour ça, AU SECOURS.

Le week-end dernier, j’ai donc fait un shooting avec trois boitiers et 3 objectifs (montés sur chacun des boîtiers, à aucun moment je n’ai regretté, j’étais toujours prêt, jamais le momentum n’a manqué, jamais il n’y a eu de temps morts. Un 23 1.4, un 35 1.4 et un 56 1.2 se sont relayés dans un balais presque parfait, 2heures de shooting sans changements d’objectifs, je me suis félicité d’avoir choisi ces trois merveilles super lumineux, à aucun moment, le temps d’exposition est passé sous les 1/125 de secondes en lumière ambiante dans un condo pas très éclairé. Nous travaillions pour la première fois en équipe ma femme et moi, elle a réalisé le maquillage et m’a assisté pour les accessoires (réflecteurs etc), la jeune femme qui servait de modèle en était à son premier shooting et elle a adoré. On était en fait, pas mal tous satisfaits.

 

À la fin, ce qui compte, c’est la sensation du travail bien exécuté, pour ça, chapeau. On va remettre cette expérience qui était très agréable.

 

Quelques images avec l’autorisation du modèle.

 

Avouez qu’elle est plutôt charmante.

Obligé de tout partager ?

Je me demande souvent si je suis OBLIGÉ de TOUT partager …

Comme si j’avais un malaise à vouloir me garder quelques secrets et quelques trucs qui n’appartiennent qu’à moi. C’est fou hein ? Pas vraiment. Je m’explique.

Avec la prolifération des médias sociaux, l’internet branché dans le tapis, le wi-fi « all the time » et les réseaux cellulaires en direct, il semble que tout est dû à qui te suive. J’avoue, je vis un certain malaise quand je partage sur ma page des images et que des gens dans mes « contacts » (pas des amis proches) me demandent d’expliquer de bout en bout comment j’ai fait telle ou telle image. On s’entend, je ne suis pas à partager cela sur une page d’entraide entres photographes, non, sur ma page personnelle. On m’écrit en message privé demandant (parfois très crûment) la recette complète d’une photo. Comme disait ma mère, j’ai beau avoir les ingrédients, je ferai pas le même plat que RICARDO (ou Jeanne Benoit pour les plus ancients) … Le fast food n’existe pas ou à peu près pas en photographie et s’il existe et qu’il fonctionne pour certain, tant mieux, pour moi, ça n’a jamais marché.

En tant que formateur et professeur, j’ai l’obligation du partage dans mes salles de classes, je me dois d’expliquer à ceux qui se trouvent devant moi comment c’est fait même si je sais à l’avance qu’avec tous les ingrédients en place, la recette pourrait échouer. Oui, le contexte photographique compte beaucoup dans une image, pas seulement l’équipement ou la technique. Ah oui, il y a les yeux aussi.

Non, je ne suis pas en train de me plaindre, loin de là. Je partage aussi en quantité, que ce soit mérité ou non (oui certaines choses vont au mérite dans la vie). J’estime que les médias sociaux sont une sorte de piège à l’intimité et j’ajoute que mal perçus, ces réseaux sociaux mènent à une perte dans la recherche de soi-même. On a les réponses un peu trop facilement à mon avis, on a moins envie d’expérimenter, d’apprendre par soi-même, on veut du « fast-food ». Youtube est rempli de fast-food efficace si tu veux pas te casser le bicycle … Comme si le « comment s’est fait » impliquait directement un « tu me dois l’explication » Le partage a aussi le droit d’être volontaire. Sauf dans une entente contractuelle, personne ne doit rien à personne.

NON, je ne suis pas obligé de tout expliquer, j’aime souvent donner des indices sur le comment s’est fait et qui sait, en travaillant un peu, la personne fera peut être mieux avec sa propre technique. Je suis un apôtre du partage, ça tout le monde le sait mais j’ai aussi mes petits secrets, je me choisis d’abord et j’évalue ce que je partage. C’est mon privilège. Aucun chef en cuisine ne divulgue tout ses secrets pas plus que Luc Langevin (pour qui j’ai une admiration sans borne) lorsqu’il fait de l’illusion. S’il le fait, il choisit ce qu’il veut bien partager.

Jamais je ne demande une recette à un collègue, s’il me la livre, c’est son choix, si j’y tiens, devinez quoi, je la paye cette recette, j’échange un service ou je monnaye mon apprentissage. Quand j’ai obtenu mon diplôme au NYIP (New York Institute of photography), j’ai payé pour apprendre, je trouve ça normal, ceux qui étudient au Collège Marsan ou qui prennent des formations privées avec moi déboursent, je divulgue donc et je partage au maximum, c’est un échange que je considère équitable. Si quelqu’un choisit de tout divulguer, c’est aussi son choix. C’est toutefois SON CHOIX.

Je ne tomberai pas dans le « puis-je utiliser cette image pour ma pub ou pour la peindre  » (gratuitement bien sûr) comme si une fois de plus, tout cela était dû aux demandeurs. Les médias sociaux ont fait en sorte que plus personne (ou presque) respecte le travail et ce, davantage pour ceux qui sont dans les arts. Encore hier, quelqu’un à côté de moi (un homme en cravate SVP) essayait de trouver gratuitement sur INTERNET des images gratuites pour mettre sur sa page web ou Facebook, je ne suis plus certain. Pourquoi il l’achèterait ? Elle est là devant lui.

C’est fou ce que les médias sociaux, la venue de l’internet, l’accès à illimitée à l’information ont rendu les gens paresseux … Très paresseux. Si j’ai message à passer, c’est celui-ci: Expérimentez vos propres choses en vous donnant une base de compréhension, peaufinez vos apprentissages par l’expérimentation et soyez heureux de ce que vous accomplissez sans vouloir reproduire ce que quelqu’un d’autre a déjà fait. Soyez votre propre inspiration et votre propre source de motivation, devenez une référence pour vous-même, c’est valorisant et ça vous amènera à vous dépasser à coup sur. Curieusement, les gens autours de moi qui ont le plus progressé sont ceux à qui j’ai divulgué des astuces en quantité microscopique. Je vous jure, je ne blague pas, certes, il/elles ont fait des recherches, elles ont surtout expérimenté, essayé, ont échoué et ont recommencé. En photographie, tous les échecs à ne pas répéter sont de nouvelles victoires. Apprendre par l’erreur est nécessaire, c’est aussi pour cela que je ne partage pas tout. Ah oui, ça développe aussi la créativité.

Aujourd’hui, j’ai  eu envie de vous partager mon opinion, sans rancunes j’espère …

Arrêtez d’appeler ça « DES LENTILLES » …

Sérieusement, avons nous à ce point envie de ne pas nous forcer un peu et continuer d’appeler cela de la mauvaise manière …

Ce que vous montez au bout de votre boitier, ce n’est pas une lentille, ça ne se mange pas non plus, c’est un OBJECTIF. Un objectif est composé de lentilles de différents types, oui, je sais en anglais on dit Lens ou Lenses mais en français, on dit OBJECTIF. Un tout petit effort pour appeler ces merveilles technologiques correctement.

Une petite paresse intellectuelle inutile ou encore une très mauvaise habitude à tout vouloir franciser, un petit effort 🙂

LE PLAISIR, LE BUT ET LA RÉALITÉ

ENTRE CES TROIS FACTEURS, IL N’Y A PAS D’ORDRE OU DE GAGNANTS.

Je me permets toujours qu’au final, la réalité soit plus près de ce que je vois. Ceci ne veut pas dire que c’est réel. C’est ma réalité. Oui, je sais, ceci a une saveur égocentrique, je l’assume totalement. J’ai arrêté de ne pas assumer il y a déjà bien longtemps. DONC J’ASSUME. C’est aussi moins compliqué d’assumer parfois. Au départ, il y a le but, ce qui motive l’action, comme je procrastine beaucoup, le projet prend souvent du temps émerger, à se réaliser. J’assume aussi cela. Je suis toutefois animé de très bonnes intentions. Je suis également et paradoxalement un altruiste profond. Je laisse souvent les besoins des autres passer avant les miens, encore une fois, j’assume. Ça fait du bien de faire du bien.

En 2017, j’ai un projet en tête que j’ai fait à plusieurs reprises déjà, celui de présenter une image par jour. La nuance cette fois c’est que je vais produire l’image le jour même et non présenter des images d’archives capturées auparavant. Je ne suis pas le premier à faire ce projet je le sais bien mais j’ai l’intention de produire l’année 2017 dans un livre cette fois. Ce ne sera pas un livre que je veux vendre, loin de moi l’idée, un livre pour MOI, que je vais partager avec d’autres. Je suis coupable de cette habitude que j’ai, j’aime partager. En fait, j’ai besoin de partager. J’ai besoin de sentir les autres autours de moi heureux, comme si je pouvais faire une différence dans la vie de quelqu’un en agissant ainsi. Comme beaucoup de gens font une différence dans ma vie au quotidien, c’est un peu ma façon à moi de donner au suivant. Dans les ateliers que je donne et tout comme dans les multiples conférences également, j’explique que je ne le fait pas pour moi mais bien pour mes interlocuteurs. Je souhaite sincèrement qu’ils soient touchés et qu’ils en tire une bonne expérience, que ça leur donne envie de photographier. On a pas tous le même but quand on photographie, pour moi, c’est une forme de libération et un exutoire. J’en ai viscéralement besoin. ça devient rapidement très intense.

Je suis aussi heureux d’avoir trouvé quelqu’un qui m’accompagne à sa façon dans mes folies, qui elle aussi se réalise au travers des images qu’elle créé. Elle n’en fait pas son métier, elle en tire toutefois une grande satisfaction, tant mieux si ça la rapproche un peu plus près du bonheur. J’aime voir quelqu’un qui débute et qui se surprend par ce qu’elle fait, la confiance en elle augmente et elle se fait de plus en plus confiance chaque fois. Un pur bonheur pour l’observateur que je suis.

Le plaisir se partage à deux, la photographie n’est pas et ne sera jamais un sport d’équipe pour moi. À deux ou à trois, j’y vois une belle activité plaisante même si je fais moins de photo car moins concentré. J’arrive tout de même à m’isoler le cerveau un peu et me laisser prendre. Avec plus d’amis cela devient plus une distraction. Pendant les ateliers, je ne photographie que pour documenter rapidement ou encore montrer un exemple. Ce n’est pas mon moment à moi, J’appartiens aux autres. C’est comme cela que je vois les choses.

Où est donc le but de photographier alors ? La réponse se trouve au fond de chacun de nous. Pour la plupart d’entre vous, je souhaite trouver comme réponse, le plaisir. Je sais que je vais toutefois trouver comme réponse, c’est nécessaire pour moi

On me dit souvent que je partage avec une telle passion que j’initie systématiquement l’intérêt, qu’on a envie de faire de la photo. C’est quelque chose que j’apprécie beaucoup, je sens que j’ai réalisé mon objectif, celui de stimuler.

Pas d’images aujourd’hui, juste une réflexion.

LA LUNE DE MIEL …

LUNE DE MIEL (DÉFINITION): Cette expression souvent synonyme de « voyage de noces » est en fait une coutume datant de près de 4 millénaires. En effet, à Babylone, pendant le premier mois de mariage, le père de la jeune épouse devait offrir de la bière à son gendre, autant que celui-ci en demandait. Cette bière, le « mead », était fabriquée à base de miel. On appelait alors ce premier mois de mariage le « mois de miel ». De plus, le calendrier à cette époque était un calendrier lunaire. Par extension, l’expression est devenue « lune de miel »

J’ai répété la même chose depuis des années, des centaines de fois voire des milliers de fois, l’équipement est une faible partie de l’équation photographique. Il contribue à la qualité de l’image, pas beaucoup à sa création, le photographe est le principal responsable de l’image qu’il produit. L’équipement l’accompagne mais rien de plus.

Depuis quelques semaine, je parle haut et fort de mon nouvel équipement photographique. J’en suis tellement satisfait, en fait je suis emballé. L’emballement provient principalement du fait que mon nouvel équipement me procure des ailes, il répond parfaitement à mes besoins actuels, pas nécessairement à ceux de quelqu’un d’autre toutefois. Je n’ai pas changé d’équipement pour personne d’autre que moi naturellement, j’avais une motivation. J’ajouterais que je produirais les mêmes images avec n’importe quelle caméra ayant un choix minimal d’objectifs interchangeable. Je suis allé vers Fujifilm par intérêt à la réponse de mes besoins en terme de réduction de l’espace et de poids et pour des raisons techniques à certains égards. Je continue d’être soufflé par la qualité des images et par le moindre de temps que passe à corriger celles-ci dans un logiciel, ça me stimule davantage dans ma passion.

Mon point est que c’est le renouvellement de cette passion qui me procure une aussi belle énergie à produire de nouvelles photos qui me plaisent. Réellement, c’est le plaisir que nos appareils nous procurent qui nous poussent à de meilleurs résultats. Quand on a une nouvelle pièce d’équipement, souvent elle devient le chouchou du sac, moi j’ai beaucoup chouchous à cajoler 🙂

L’équipement moins que la technique et l’oeil fabriquent des images. Quand on ajoute notre intérêt au plaisir que l’on a à manipuler nos équipements, on trace inévitablement notre chemin vers de meilleures images. Ceci dit, JE SUIS EN LUNE DE MIEL … J’assume totalement. J’ai le plus grand respect pour les équipements des grands fabricants, aussi nombreux soient-ils, j’ai choisi ma nouvelle maîtresse. Plusieurs de mes amis et collègues, à mon plus grand étonnement, ont eux aussi emboité le pas, ils s’offrent également une LUNE DE MIEL.

Oui, j’utilise beaucoup de pièces d’équipement, des filtres, des trépieds et autres accessoires pour réaliser mes images, ils ne sont toutefois qu’accessoires. Ils me donnent plein pouvoir sur mes images, sur un type particulier de photos qui animent ma créativité. J’adore photographier ce qui me pose un réel défi, même si je répète sans cesse les mêmes techniques, c’est comme si le faire avec de nouvelles caméras me refait heureux, je sais que ça me rend heureux.

 

Quelques images pour le plaisir …

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