Comment c’est fait ???

Plus je partage d’images, plus je suis surpris par les questions que j’ai relativement aux images que je partage. Ne croyez pas un instant que je n’apprécie pas l’intérêt pour une image que je partage (s’il en est un). Ce qui me surprend, c’est que plusieurs sont davantage intéressés à connaître les paramètres de l’image et les équipements utilisés et sont moins intéressés sur le motif et la préparation de cette même image. À mon avis, une photo est 10% équipement et 90% préparation et émotion. Je ne tenterai pas de changer votre vision sur le sujet, c’est simplement comment j’opère et c’est aussi pourquoi lors de mes nombreuses sorties photo je reviens sans avoir même capturé une seule image malgré que j’en avais l’intérêt au moment de la sortie.

La question qui me semble la plus absurde lorsque je partage une image est quelle vitesse et ouverture ? Personne ou presque ne questionne sur la condition de lumière, les vents, sur la recherche du point de vue, sur le choix du noir et blanc ou de la couleur, sur l’essentiel quoi …

Je vais paraitre très dur mais il est complètement inutile de connaitre la vitesse et l’ouverture (encore moins si tu ne demandes pas l’ISO) sans penser une seconde que tout cela est associé à une condition de lumière très spécifique et unique. Quelqu’un aurait beau connaître le pédigree complet d’une image, il ne va jamais pouvoir la reproduire puisque la condition de lumière (couleur, nuages, vents, climat) est unique ou du moins relativement temporaire. Il est beaucoup plus pertinent de connaître l’idée derrière l’image et la conception de celle ci du point de vue autre que bêtement technique … L’autre chose que me surprend, on insiste pour que je dévoile ces informations. Suis-je forcé de le faire ? Avec les média sociaux, c’est comme devenu une « dette » de tout partager. Personne ne veut plus simplement apprécier, ils veulent connaître la recette. Chers amis, peu de chefs partagent les ingrédients et même s’ils le faisaient, vous n’arriverez pas plus à ce que ça goûte exactement ce que le chef a fait, il y a bien les petits secrets qui se gardent et qui rendent unique la recette … En pachto nature, on doit composer avec l’élément lumière variable et imprévisible, c’est autre chose en studio où il est effectivement possible de reproduire un éclairage avec une recette mais impossible de reproduire deux fois la même expression.

Sommes nous tous à ce point à la recherche de l’instantané et de la facilité ? Soyons honnête, l’autre facteur qui est en jeu, c’est l’expérience du photographe. Je l’ai souvent dit, le facteur chance n’existe pas en photographie. Le photographe fait sa propre chance. Quand j’enseigne, je rapporte des faits et je propose des trucs mais ils doivent êtres adaptés à des situations très spécifiques. Quand je regarde une image, j’apprécie davantage ce que je vois que le fait qu’on ait utilisé tel ou tel ajustement.

Pas plus qu’un magicien ne dévoile ses secrets, certains photographes gardent avec eux cette magie secrète car après tout, la photographie, n’est-ce pas un peu de la magie ?

 

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Fouiller dans sa boite à filtres, créez le votre pour le plaisir.

Il y a souvent dans nos sacs un filtre que l’on utilise plus ou moins et parfois même on l’a laissé de côté.

Dans mon cas il s’agit d’un filtre étoile (STAR 8) qui trainait dans mon étui à filtre depuis un long moment. J’ai décidé de tirer avantage de ce filtre en le modifiant avec de la gelée de pétrole aussi appelé incorrectement Vaseline. En ajoutant de la gelée sur le filtre en quantité modeste j’insiste, ceci permet de transformer les zones de netteté et la lumière de sorte que le filtre et la gelée créent un effet qui peut s’avérer assez intéressant. On applique la gelée sur les rebords du filtre d’abord (petite quantité d’adoré) en étendant avec un doigt en très mince couche. Il faut éviter de mettre de la gelée au centre et bien lécher les contours. L’effet que donnera le filtre dépend de la quantité et de la direction que vous donnez à la gelée.

Vissez partiellement le filtre sur l’objectif et tournez le pour voir l’effet de lumière produite par la gelée. Prenez quelques clichés tests. Une fois faites, rangez le filtre avec la gelée encore en place dans un boite de filtre. Ne tentez même pas de le nettoyer, c’est peine perdue. Si vous ne voulez pas sacrifier un filtre, vous pouvez vous procurer un filtre de protection bon marché et le dédier à cette pratique. Je trouve cette pratique particulièrement intéressante en portrait et ça me rappelle même certaines images de David Hamilton. Ah oui, c’est particulièrement efficace avec un Zoom Grand angulaire comme le 18-135 en APS-C ou le 24-70 en Full frame.

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Où est passée notre innocence …

Depuis quelque temps, je visite et entretien mes disques durs d’archivage. Ceci dit, il est primordial de bien protéger les images que l’on a capturé sur un média externe qui ne sert qu’à l’archivage. Plusieurs copient les données de l’ordinateur sur des disques qu’ils utilisent au quotidien. Sachez qu’un disque dur a une durée de vie, quand je copie des images à mes disques durs, je m’assure de les déconnecter une fois cette opération terminée afin d’en protéger la longévité.

Donc, je disais, je faisais la visite de mes vieilles images, mes archives et inévitablement, je suis tombé sur des images de ma grande fille qui a aujourd’hui 14 ans. Comme le temps passe, comme les années en arrière sont précieuses, comme ce contact avec l’enfance si pure est précieux. Je me souviens des premiers instants où j’ai porté ma fille dans mes bras, où je l’ai instantanément aimé et adoré même, où j’ai laissé aller la rivière de sentiments qui m’habitait. Quels moments forts et précieux, quels souvenirs d’une épisode de ma vie que je n’oublierai jamais.

Où est passé cette innocence, celle où nos enfants nous regardent avec ce regard si pur, pas encore souillé par la vie et mécréante … Où sont allé ces années ?? On ne peut être autre chose qu’un guide pour nos enfants, un phare où ils choisissent de s’inspirer, s’abreuver à l’occasion. La vie de nos enfants nous est temporairement offerte et on ne doit jamais l’oublier. Ils sont et seront leur propre personne avec leurs idées, leurs objectifs et leurs idéaux. On se sentira parfois bafoués, mis de côté, abandonnés par eux mais ils seront toujours nos enfants.

À un moment donné, ma fille Arianne était ma compagne de sortie photo. Je l’amenais avec moi jusque dans mes contrats où il m’était possible de le faire, Elle m’aura suivi en voiture, en carrosse, à pied sur de longues distances parfois et un jour, elle a elle même été vers mon sac photo, elle a choisi un appareil, regardé au travers le viseur et capturé des images et parfaitement à l’horizon ce qui, pour plusieurs photographes n’est pas encore tout à fait acquis :-)
Elle avait 3 ans …

Cet appareil lui appartient aujourd’hui, même si elle l’utilise peu. Les iPhones de ce monde sont tellement plus portatifs et plus  » cool  » en 2015  … Reste que cet appareil et ses objectifs sont toujours là si elle en a envie.

Je nous imagine, plus tard, elle et moi, en sortie photo, elle avec son appareil, moi avec les miens et c’est une très douce pensée. Je n’ai jamais forcé ma fille à faire de la photo, j’ai à l’occasion insisté pour qu’elle m’accompagne dehors, bref n’importe où ailleurs que devant un poste de télévision … J’aurai contribué à lui donner un peu d’innocence, beaucoup de de passion et surtout BEAUCOUP D’AMOUR …

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Paysages colorés en Noir et Blanc

Quelle drôle d’idée de photographier en Noir & Blanc ce qui est majestueux en couleur …

 

La vérité, j’adore le N&B, cela coïncide avec mes débuts en photographie au début des années 70. J’ai une réelle affection pour les gradations de gris dans des scènes où les couleurs sont habituellement intenses. Le haut contraste donne beaucoup de caractère aux images, permettent de ne pas être distrait par la couleur, mieux apprécier la composition et rend souvent l’image intemporelle. Je suis très accroché au N&B pour la texture également, pour les possibilités innombrables que ces images offrent.

Dans beaucoup de cas, je capture les images en noir et blanc directement dans la caméra, je ne mesure pas la lumière de la même manière, exagérant souvent à outrance les contrastes. Je suis encore déçu qu’à ce jour, ni Photoshop, ni Lightroom ne me laisse ouvrir mes images en noir et blanc. Parce que je suis Nikonien, j’ouvre donc ces images dans un logiciel propriétaire pour conserver mes paramètres N&B fait en caméra.

Naturellement, j’aime aussi la couleur, je mentirais si je disais le contraire, j’aime en fait toutes les nuances. En couleur, je me rabat parfois sur l’exagération des couleurs pour faire oublier une pauvre composition. Ce truc fonctionne passablement moins bien en N&B, la composition et le contraste faisant pièces intégrantes de l’image.

Dans le cas des images qui suivent, ce sont de bêtes conversions de la couleur au noir et blanc que j’ai appliqué via Photoshop ou Lightroom. Voyez vous, j’ai beaucoup de temps devant moi car je suis en convalescence suite à un bête accident qui me laisse invalide pour les prochains mois. Par chance, j’ai beaucoup d’images dans mon portable. Je suis donc allé revisiter un voyage que j’avais fait en Californie et au Nevada il y a 2 ans, je me suis amusé à revisiter mes images favorites. J’ai eu bien du plaisir à convertir certaines de ces images. J’aime aussi beaucoup le portrait en N&B, j’y reviendrai avec intérêt quoique dans ce cas, beaucoup d’images sont déjà capturé en noie et blanc.

Comme d’habitude, c’est un plaisir de partager avec vous, lire vos commentaires et si le coeur vous en dit, partagez avec vos contacts.

 

Cordialement

 

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Pourquoi vous photographiez ?

C’est la question que le me demande le plus souvent avec qu’est ce que vous photographiez ?

 

Pourquoi je photographie ? Pour me libérer je crois, pour créer, pour me garder en vie. Qu’on se le dise, à très peu d’exceptions, la photographie, en tant que photographe, fait vivre très peu de gens. Alors pourquoi continuer ? Pour les raisons mentionnées précédemment mais surtout pour me garder en vie. Quand la passion ou la vision change, c’est comme un appel à regarder autrement. C’est tellement cyclique et en prenant de l’âge, tellement plus fréquent.

Autre que les choses que l’on fait machinalement comme manger, dormir, se lever pour le boulot, nos passions nous habitent et nous dictent tant de choses quand on sait les écouter. Je trouve qu’il est parfois difficile de me renouveler en photographie. Renouveler ma galerie d’images par exemple, pas que je me plaignes, j’ai plusieurs images que j’aime bien mais je cherche ce que je pourrais faire de différent. Et oui, même après presque 40 ans de photographie, je regarde ce que j’ai manqué ou que j’aurais pu faire différemment. Je le fais toutefois pour moi. Déjà, travailler pour les autres nous place en quelque sorte dans un carcan, quand je le fais pour moi, je ne veux pas me mettre de pression et c’est ce qui fait qu’à l’occasion, je reviens sans images après une sortie. J’ajouterais, ce n’est pas rare. Autrefois, je me sentais mal de revenir sans images, maintenant, je ne déclenche plus pour rien. Il faut que je le sente.

La photographie reste pour beaucoup une recherche de la lumière, du sujet, du moment. Je constate que de plus en plus pour moi, c’est une recherche de moi-même, un message que je cherche à passer, à partager. L’introspection est le cadeau que je m’offre. En m’ouvrant un peu plus, les sujets semblent venir à moi plus que moi je vais à eux. Remarquez, j’ai toujours un plaisir fou à courir après une image ou un concept, ne faut pas seulement être paresseux …

Comme nous sommes des être vivant en société, certains sont aussi plus sociables que d’autres, la photographie devient un véhicule d’expression mais il faut d’abord le faire pour soi. Si on a la chance d’avoir à ses côtés un ou une partenaire qui aime photographier ou mieux encore, se faire photographier, c’est une belle occasion de faire fructifier ses intérêts :-)

Il faut apprendre à regarder autrement, pas seulement en fonction des règles qui existent. Oser regarder différemment …

Photographier est en quelque sorte viscéral.

Avant et après …

Souvent les gens me demandent ce qui me motive dans la création d’une image en longue exposition …

Je pense que la réponse se trouve dans la surprise et le momentum de cette phase de création. Souvent, l’image ne ressemble en rien àa ce que j’avais anticipé au départ ce qui lui donne un charme particulier.

L’autre aspect est celui du défi de réussir parfois une image qu’il sera impossible à refaire plus tard. En couchers de soleil, souvent, on a qu’une seule chance de réussir sa longue exposition surtout si elle s’avère longue de plus de 5 minutes.

5 Minutes me direz vous ? Oui, il n’est pas rare que je fasse des expositions de 8 ou même 12 minutes. J’aime les surprises même si je n’aime pas toujours l’attente de l’image. Je travaille quelque chose en moi qui s’appelle la la patience …

Je ne le fais pas assez souvent mais je devrais comparer systématiquement une image à courte exposition avec une longue côte à côte. C’est àa ce moment que l’on apprécie le plus le travail que l’on vient tout juste de créer dans la caméra

C’est là que j’aime faire mes images, dans la caméra. Je suis comme tout le monde, j’utilise les logiciels à ma disposition mais je travaille passablement plus fort dans la caméra que dans le logiciel. C’est un choix que je m’impose et je n’en veux pas à ceux qui voient cela différemment non plus. Chacun ses intentions.

Celle de gauche à 1/250 de seconde, l’autre … 6 minutes et 10 secondes …

 

à vous de juger :-)

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Laisser filer le temps …

La patience en photographie est sans doute l’aspect le plus négligé. L’autre, c’est la pratique qui en fait est directement liée à la patience. Les photographes décidément ne veulent pas toujours prendre le temps pour faire des images.

À ce moment de ma vie, je chemine en mode prendre le temps … Prendre le temps de regarder, de préparer ma scène, préparer les ajustements (qui changent peu une fois la recette trouvée), laisser le temps à l’appareil de capturer l’image en toute patience et laisser l’appareil traiter l’image également. Oui, il faut autant de temps à l’appareil pour traiter l’image tout juste capturée que la capture elle même … Imaginez un instant, une exposition de 6 minutes, le temps pour apprécier l’image est donc de 12 minutes. Pourquoi direz vous ? Dans plusieurs appareils, comme le capteur expose pour une longue période de temps, il chauffe et charge électriquement les pixels. Ceci à pour effet de colorer ou surcharger d’énergie certains pixels. Le traitement corrige ce défaut en superposant par dessus l’image capturée une photo au noir contenant les informations de bruit. Le traitement de superposition annule ainsi 98% des pixels nuisibles et rends l’image parfaitement utilisable.

Avantage: Qualité d’image.

Désavantage: Difficile sur l’accumulateur (pile) et très long à traiter, caméra inutilisable durant.

Humblement, quelques longues expositions entres 3 et 16 minutes en plein jour.

Un trépied avec une tête Arca Swiss et une « L » Bracket montée sur la Nikon D800

Les filtres utilisés sont des B+W -10 stops et -6 stops parfois superposés.

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Bonne photo :-)