Obligé de tout partager ?

Je me demande souvent si je suis OBLIGÉ de TOUT partager …

Comme si j’avais un malaise à vouloir me garder quelques secrets et quelques trucs qui n’appartiennent qu’à moi. C’est fou hein ? Pas vraiment. Je m’explique.

Avec la prolifération des médias sociaux, l’internet branché dans le tapis, le wi-fi « all the time » et les réseaux cellulaires en direct, il semble que tout est dû à qui te suive. J’avoue, je vis un certain malaise quand je partage sur ma page des images et que des gens dans mes « contacts » (pas des amis proches) me demandent d’expliquer de bout en bout comment j’ai fait telle ou telle image. On s’entend, je ne suis pas à partager cela sur une page d’entraide entres photographes, non, sur ma page personnelle. On m’écrit en message privé demandant (parfois très crûment) la recette complète d’une photo. Comme disait ma mère, j’ai beau avoir les ingrédients, je ferai pas le même plat que RICARDO (ou Jeanne Benoit pour les plus ancients) … Le fast food n’existe pas ou à peu près pas en photographie et s’il existe et qu’il fonctionne pour certain, tant mieux, pour moi, ça n’a jamais marché.

En tant que formateur et professeur, j’ai l’obligation du partage dans mes salles de classes, je me dois d’expliquer à ceux qui se trouvent devant moi comment c’est fait même si je sais à l’avance qu’avec tous les ingrédients en place, la recette pourrait échouer. Oui, le contexte photographique compte beaucoup dans une image, pas seulement l’équipement ou la technique. Ah oui, il y a les yeux aussi.

Non, je ne suis pas en train de me plaindre, loin de là. Je partage aussi en quantité, que ce soit mérité ou non (oui certaines choses vont au mérite dans la vie). J’estime que les médias sociaux sont une sorte de piège à l’intimité et j’ajoute que mal perçus, ces réseaux sociaux mènent à une perte dans la recherche de soi-même. On a les réponses un peu trop facilement à mon avis, on a moins envie d’expérimenter, d’apprendre par soi-même, on veut du « fast-food ». Youtube est rempli de fast-food efficace si tu veux pas te casser le bicycle … Comme si le « comment s’est fait » impliquait directement un « tu me dois l’explication » Le partage a aussi le droit d’être volontaire. Sauf dans une entente contractuelle, personne ne doit rien à personne.

NON, je ne suis pas obligé de tout expliquer, j’aime souvent donner des indices sur le comment s’est fait et qui sait, en travaillant un peu, la personne fera peut être mieux avec sa propre technique. Je suis un apôtre du partage, ça tout le monde le sait mais j’ai aussi mes petits secrets, je me choisis d’abord et j’évalue ce que je partage. C’est mon privilège. Aucun chef en cuisine ne divulgue tout ses secrets pas plus que Luc Langevin (pour qui j’ai une admiration sans borne) lorsqu’il fait de l’illusion. S’il le fait, il choisit ce qu’il veut bien partager.

Jamais je ne demande une recette à un collègue, s’il me la livre, c’est son choix, si j’y tiens, devinez quoi, je la paye cette recette, j’échange un service ou je monnaye mon apprentissage. Quand j’ai obtenu mon diplôme au NYIP (New York Institute of photography), j’ai payé pour apprendre, je trouve ça normal, ceux qui étudient au Collège Marsan ou qui prennent des formations privées avec moi déboursent, je divulgue donc et je partage au maximum, c’est un échange que je considère équitable. Si quelqu’un choisit de tout divulguer, c’est aussi son choix. C’est toutefois SON CHOIX.

Je ne tomberai pas dans le « puis-je utiliser cette image pour ma pub ou pour la peindre  » (gratuitement bien sûr) comme si une fois de plus, tout cela était dû aux demandeurs. Les médias sociaux ont fait en sorte que plus personne (ou presque) respecte le travail et ce, davantage pour ceux qui sont dans les arts. Encore hier, quelqu’un à côté de moi (un homme en cravate SVP) essayait de trouver gratuitement sur INTERNET des images gratuites pour mettre sur sa page web ou Facebook, je ne suis plus certain. Pourquoi il l’achèterait ? Elle est là devant lui.

C’est fou ce que les médias sociaux, la venue de l’internet, l’accès à illimitée à l’information ont rendu les gens paresseux … Très paresseux. Si j’ai message à passer, c’est celui-ci: Expérimentez vos propres choses en vous donnant une base de compréhension, peaufinez vos apprentissages par l’expérimentation et soyez heureux de ce que vous accomplissez sans vouloir reproduire ce que quelqu’un d’autre a déjà fait. Soyez votre propre inspiration et votre propre source de motivation, devenez une référence pour vous-même, c’est valorisant et ça vous amènera à vous dépasser à coup sur. Curieusement, les gens autours de moi qui ont le plus progressé sont ceux à qui j’ai divulgué des astuces en quantité microscopique. Je vous jure, je ne blague pas, certes, il/elles ont fait des recherches, elles ont surtout expérimenté, essayé, ont échoué et ont recommencé. En photographie, tous les échecs à ne pas répéter sont de nouvelles victoires. Apprendre par l’erreur est nécessaire, c’est aussi pour cela que je ne partage pas tout. Ah oui, ça développe aussi la créativité.

Aujourd’hui, j’ai  eu envie de vous partager mon opinion, sans rancunes j’espère …

Arrêtez d’appeler ça « DES LENTILLES » …

Sérieusement, avons nous à ce point envie de ne pas nous forcer un peu et continuer d’appeler cela de la mauvaise manière …

Ce que vous montez au bout de votre boitier, ce n’est pas une lentille, ça ne se mange pas non plus, c’est un OBJECTIF. Un objectif est composé de lentilles de différents types, oui, je sais en anglais on dit Lens ou Lenses mais en français, on dit OBJECTIF. Un tout petit effort pour appeler ces merveilles technologiques correctement.

Une petite paresse intellectuelle inutile ou encore une très mauvaise habitude à tout vouloir franciser, un petit effort 🙂

LE PLAISIR, LE BUT ET LA RÉALITÉ

ENTRE CES TROIS FACTEURS, IL N’Y A PAS D’ORDRE OU DE GAGNANTS.

Je me permets toujours qu’au final, la réalité soit plus près de ce que je vois. Ceci ne veut pas dire que c’est réel. C’est ma réalité. Oui, je sais, ceci a une saveur égocentrique, je l’assume totalement. J’ai arrêté de ne pas assumer il y a déjà bien longtemps. DONC J’ASSUME. C’est aussi moins compliqué d’assumer parfois. Au départ, il y a le but, ce qui motive l’action, comme je procrastine beaucoup, le projet prend souvent du temps émerger, à se réaliser. J’assume aussi cela. Je suis toutefois animé de très bonnes intentions. Je suis également et paradoxalement un altruiste profond. Je laisse souvent les besoins des autres passer avant les miens, encore une fois, j’assume. Ça fait du bien de faire du bien.

En 2017, j’ai un projet en tête que j’ai fait à plusieurs reprises déjà, celui de présenter une image par jour. La nuance cette fois c’est que je vais produire l’image le jour même et non présenter des images d’archives capturées auparavant. Je ne suis pas le premier à faire ce projet je le sais bien mais j’ai l’intention de produire l’année 2017 dans un livre cette fois. Ce ne sera pas un livre que je veux vendre, loin de moi l’idée, un livre pour MOI, que je vais partager avec d’autres. Je suis coupable de cette habitude que j’ai, j’aime partager. En fait, j’ai besoin de partager. J’ai besoin de sentir les autres autours de moi heureux, comme si je pouvais faire une différence dans la vie de quelqu’un en agissant ainsi. Comme beaucoup de gens font une différence dans ma vie au quotidien, c’est un peu ma façon à moi de donner au suivant. Dans les ateliers que je donne et tout comme dans les multiples conférences également, j’explique que je ne le fait pas pour moi mais bien pour mes interlocuteurs. Je souhaite sincèrement qu’ils soient touchés et qu’ils en tire une bonne expérience, que ça leur donne envie de photographier. On a pas tous le même but quand on photographie, pour moi, c’est une forme de libération et un exutoire. J’en ai viscéralement besoin. ça devient rapidement très intense.

Je suis aussi heureux d’avoir trouvé quelqu’un qui m’accompagne à sa façon dans mes folies, qui elle aussi se réalise au travers des images qu’elle créé. Elle n’en fait pas son métier, elle en tire toutefois une grande satisfaction, tant mieux si ça la rapproche un peu plus près du bonheur. J’aime voir quelqu’un qui débute et qui se surprend par ce qu’elle fait, la confiance en elle augmente et elle se fait de plus en plus confiance chaque fois. Un pur bonheur pour l’observateur que je suis.

Le plaisir se partage à deux, la photographie n’est pas et ne sera jamais un sport d’équipe pour moi. À deux ou à trois, j’y vois une belle activité plaisante même si je fais moins de photo car moins concentré. J’arrive tout de même à m’isoler le cerveau un peu et me laisser prendre. Avec plus d’amis cela devient plus une distraction. Pendant les ateliers, je ne photographie que pour documenter rapidement ou encore montrer un exemple. Ce n’est pas mon moment à moi, J’appartiens aux autres. C’est comme cela que je vois les choses.

Où est donc le but de photographier alors ? La réponse se trouve au fond de chacun de nous. Pour la plupart d’entre vous, je souhaite trouver comme réponse, le plaisir. Je sais que je vais toutefois trouver comme réponse, c’est nécessaire pour moi

On me dit souvent que je partage avec une telle passion que j’initie systématiquement l’intérêt, qu’on a envie de faire de la photo. C’est quelque chose que j’apprécie beaucoup, je sens que j’ai réalisé mon objectif, celui de stimuler.

Pas d’images aujourd’hui, juste une réflexion.

LA LUNE DE MIEL …

LUNE DE MIEL (DÉFINITION): Cette expression souvent synonyme de « voyage de noces » est en fait une coutume datant de près de 4 millénaires. En effet, à Babylone, pendant le premier mois de mariage, le père de la jeune épouse devait offrir de la bière à son gendre, autant que celui-ci en demandait. Cette bière, le « mead », était fabriquée à base de miel. On appelait alors ce premier mois de mariage le « mois de miel ». De plus, le calendrier à cette époque était un calendrier lunaire. Par extension, l’expression est devenue « lune de miel »

J’ai répété la même chose depuis des années, des centaines de fois voire des milliers de fois, l’équipement est une faible partie de l’équation photographique. Il contribue à la qualité de l’image, pas beaucoup à sa création, le photographe est le principal responsable de l’image qu’il produit. L’équipement l’accompagne mais rien de plus.

Depuis quelques semaine, je parle haut et fort de mon nouvel équipement photographique. J’en suis tellement satisfait, en fait je suis emballé. L’emballement provient principalement du fait que mon nouvel équipement me procure des ailes, il répond parfaitement à mes besoins actuels, pas nécessairement à ceux de quelqu’un d’autre toutefois. Je n’ai pas changé d’équipement pour personne d’autre que moi naturellement, j’avais une motivation. J’ajouterais que je produirais les mêmes images avec n’importe quelle caméra ayant un choix minimal d’objectifs interchangeable. Je suis allé vers Fujifilm par intérêt à la réponse de mes besoins en terme de réduction de l’espace et de poids et pour des raisons techniques à certains égards. Je continue d’être soufflé par la qualité des images et par le moindre de temps que passe à corriger celles-ci dans un logiciel, ça me stimule davantage dans ma passion.

Mon point est que c’est le renouvellement de cette passion qui me procure une aussi belle énergie à produire de nouvelles photos qui me plaisent. Réellement, c’est le plaisir que nos appareils nous procurent qui nous poussent à de meilleurs résultats. Quand on a une nouvelle pièce d’équipement, souvent elle devient le chouchou du sac, moi j’ai beaucoup chouchous à cajoler 🙂

L’équipement moins que la technique et l’oeil fabriquent des images. Quand on ajoute notre intérêt au plaisir que l’on a à manipuler nos équipements, on trace inévitablement notre chemin vers de meilleures images. Ceci dit, JE SUIS EN LUNE DE MIEL … J’assume totalement. J’ai le plus grand respect pour les équipements des grands fabricants, aussi nombreux soient-ils, j’ai choisi ma nouvelle maîtresse. Plusieurs de mes amis et collègues, à mon plus grand étonnement, ont eux aussi emboité le pas, ils s’offrent également une LUNE DE MIEL.

Oui, j’utilise beaucoup de pièces d’équipement, des filtres, des trépieds et autres accessoires pour réaliser mes images, ils ne sont toutefois qu’accessoires. Ils me donnent plein pouvoir sur mes images, sur un type particulier de photos qui animent ma créativité. J’adore photographier ce qui me pose un réel défi, même si je répète sans cesse les mêmes techniques, c’est comme si le faire avec de nouvelles caméras me refait heureux, je sais que ça me rend heureux.

 

Quelques images pour le plaisir …

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Pourquoi j’ai changé de maîtresse …

Pourquoi j’ai changé de maîtresse moi ?

On filait pourtant le parfait bonheur, je lui avait donné tant d’attention dernièrement, je lui avais offert de nouveaux bijoux, une belle pochette pour mettre ses yeux si précieux, je l’ai câliné, aimé, vanté, sorti avec moi partout, vraiment je la présentais à tous sans exceptions.

Notre histoire avait débuté par un coup de coeur pour ne pas dire un coup de foudre. J’était jeune, j’allais devenir adulte, elle avait déjà de l’expérience et dieu que c’était agréable. Avec elle j’ai lentement avancé à pas réguliers, j’ai toujours pu compter sur elle même dans les moments les plus difficiles, dans mes deuils comme dans mes moments de joies extrêmes. Elle m’accompagnait depuis la fin des années 70, cette union a donné de merveilleuse descendantes, j’ai régulièrement mis-à-jour ses optiques, ajouté des accessoires pour la rendre encore plus belle et plus performante, on aime nos amantes performantes nous les hommes.

Elle m’a fait voir tellement de perspectives avec ses yeux parfois trop grands, parfois trop étroits. On a navigué en couleurs et en tons de gris parfois, jamais on ne s’est perdu de vue …

Je lui ai aussi toujours été fidèle, je suis comme ça, je ne regarde pas ailleurs même si on me fait miroiter les plus belles courbes. On m’aurait dit il y a 6 mois de ça, la séparation est imminente et je me serait étouffé de rire dans mon drink …  Elle était trop sexy ma belle … Mon amour pour elle était sans borne. Je lui ai confié mes plus belles découvertes, elle maquillait si habilement chacun de mes regards, c’était l’amour fou … Un amour de 38 ans en parfaite santé.

L’AUTRE EST VENUE À MOI

Je l’avais pourtant rencontré souvent, je la côtoyais depuis quelques années en me disant que j’avais à mes côtés celle qui allait me garder parfaitement heureux. Notre petite famille filait le parfait bonheur ou plutôt, je le croyais. Depuis un moment, je trouvais lourd mon sac de bonheur mais je le passais sous silence croyant qu’aucune autre ne pouvait me montrer le monde comme ma maîtresse … Quand l’autre s’est présentée à moi comme une jeune première, j’ai tout fait pour ne pas tomber sous le charme, trop peu trop tard, elle avait tout ce que je voulais sans même que je ne le sache. Racée, sexy, légère, rapide avec beaucoup de répartie, elle tombait dans ma main avec ses formes tout juste parfaites … J’ai l’impression qu’elle m’avait elle-même choisi. J’ai du me faire à l’idée, tout n’était pas si clair que c’était elle qui allait remplacé mon premier coup de foudre. J’ai même fait l’impensable, pendant un moment, de peur d’avoir mal choisi, j’ai laissé les deux cohabiter avec moi, je sais, c’est ignoble … Impardonnable même … Je sais, je suis cruel mais je ne voulais pas étirer tout ça trop longtemps. Pour dire vrai, j’allais m’accommoder des deux, pourquoi pas, je me sentais le gigolo de l’image. J’allais aussi donner le meilleur de moi-même à chacune, QUOI ? J’ai bien le droit de me gâter

Au bout de quelques semaines, j’avais pratiquement oublié le cycle de ma chérie d’autrefois, je la trouvait lourde à écouter, lente, un peu obèse même … Superficiel que j’étais devenu. OUI … J’aurais pu continuer avec elle mais j’ai décidé de changer de maîtresse. Ai-je un quelconque regret ? La réponse est non, surtout quand je regarde ce qu’elle m’a fait produire. J’ajouterais, elle m’a fait redevenir un « KID » de la photo. Je me surprends à me coucher et me rouler par terre avec elle, chose que je en faisais plus avec l’autre depuis déjà longtemps. Tout me semble plus simple, plus beau, plus ludique.

Est-ce que ça va durer, suis-je en rebound ?

Honnêtement je ne possède pas cette réponse. Je peux juste dire que je n’ai jamais autant de plaisir qu’avec ma nouvelle maîtresse. Elle fait les choses les plus belles avec une telle simplicité, elle fait même mieux avec ses yeux que ce que ma précédente faisait (comme si c’était possible)

Je suis passé de l’attirail Nikon (ma maîtresse de toujours) au système Fujifilm (ma nouvelle maîtresse)

LES RAISONS: Elles sont très nombreuses, mais la première, c’est l’économie de poids et d’espace ce qui est devenue la moins bonne raison en cours de route. Oui, ce qui me motive depuis le premier jour où je l’ai vu c’est la qualité irréprochable de ses objectifs. Puis, il y a le fait que les couleurs directement dans la caméras sont hallucinantes, je ne passe que très peu de temps désormais à la retouche et c’est quand je dois en faire. Oui, j’ai présenté plusieurs images sans aucunes retouches autant en couleurs qu’en N&B.

Pour la première fois de ma vie, je ne suis pas embêté d’utiliser des objectifs à pleines ouvertures. Mon 35mm 1.4, mon 56mm 1.2, mon 90mm 2.0 et même mes autres objectifs à focales variables sont bien au-delà de mes attentes. Les contrastes, les couleurs et les détails mur-à-mur sont stupéfiants. La taille de la caméra et des optiques ajoutent au plaisir, fini les sacs trop gros et trop lourds et rien de la qualité de mes images en est affecté. Je suis sérieusement surpris. J’avais tout de même le choix et il y en a, Sony (seul le boîtier est plus petit, les objectifs FF sont trop gros en fin de compte), Lumix (je n’y ai jamais cru autrement que pour la vidéo, la taille du capteur je n’aime pas), Olympus (je n’aimais pas la taille du capteur), Leica (hors de prix). J’ai attendu après Nikon pendant plus de trois ans le développement d’un appareil sans miroir, j’attends toujours en fait, je n’attends plus. Je me suis séparé. J’ai toujours ce profond respect pour cette entreprise qui est restée à la hauteur de Canon pour la conquête du RÉFLEX mais le marché change … Il faut arrêter de dormir debout. Canon vient de présenter un beau boitier sans miroir mais IL EST TROP TARD …

Outre ce que j’ai décris, il y a l’exposition en temps réel qui est affiché autant dans le meilleur viseur électronique de l’industrie que dans l’écran, un système de mise au point ultra performant (X-T1 et X-T2 encore meilleur), des contrôles placés au bon endroit et l’absence de besoin d’aller fouiller au menu pour beaucoup de fonctions. Quand je fais du noir et blanc, c’est en noir et blanc dans mon viseur quel bonheur. Bref, je suis réellement sous le charme.

Ce que je lui reproche à ce système (Fujifilm)

1- Une pile qui se moque de moi, 200 à 250 photos sur une charge, trop peu à mon goût

2- Le scintillement de la zone surexposée qui est accessible uniquement dans une image miniature et non en image pleine taille à l’écran

3- Un ISO natif de 200 au plus faible en RAW, c’est pénalisant pour moi qui aime la longue exposition mais je ferme d’un stop l’objectif …

Je file donc le parfait bonheur, je ne demande pas mieux, avancer pour être davantage heureux.

Des images à mon prochain billet …

SE RENOUVELER POUR AVANCER …

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Demandez à n’importe qui, enfin, n’importe qui qui me connait bien, on confirmera, je suis un NIKONISTE fini. J’ai accès à tous le matériel que je veux, toutes marques confondues, j’ai pratiquement toujours photographié avec du matériel Nikon depuis ma tendre adolescence et ce par choix.

Ceci dit, je crois que les autres fabricants d’appareils photos produisent aussi de l’excellent matériel, Je suis simplement satisfait avec le matériel Nikon que j’utilise.

Il y a déjà un moment que je rumine dans ma tête que mon matériel est lourd, qu’il occupe beaucoup d’espace, qu’il me donne mal aux mains (je ne rajeunit pas), bref que je regarde des solutions alternatives.

J’ai touché aux Olympus, ma deuxième caméra sérieuse était une Olympus, j’ai aimé leur système numérique mais je ne suis pas tombé amoureux du système 4/3 pour mon type de photographie. J’ai adoré le poids et le format toutefois. Lumix, je suis passé tout droit, trop de gadgets à mon goût … Le système Nikon 1 (sans miroir) ne me convient pas, le capteur est trop petit pour moi, les objectifs pas hyper performants, Je suis aussi passé tout droit sur le système « M » (sans miroir) de Canon, les GRANDS fabricants n’ont pas bien fait leurs devoirs à mon avis. Sony, ah, Sony, ils sont très innovateurs, j’aime le format des boitiers plein cadre mais je n’apprécie pas du tout le format des objectifs (plus ou moins du pareil au même avec ce que j’utilise). J’utilise aussi une A99v comme système parallèle.

MON NOUVEAU COUP DE FOUDRE …
La dernière fois où j’ai eu un coup de foudre, c’était en juin 2015 lorsque j’ai rencontré ma future épouse Sylvie, cette passion me nourrit et au quotidien, j’en tire un bonheur inestimable. J’adore ma fiancée, elle le sait.

Il y a quelques semaines, après avoir décidé « d’essayer » un système photographique parallèle, je me suis fait séduire par un fabricant qui n’a pas lésiné sur la qualité des capteurs et des objectifs, j’ai renoué avec le simple plaisir de photographier pour l’aspect artistique, pour le plaisir ludique et pour me faire du bien en dedans (la chose la plus importante à mon avis).

Je me suis surpris à photographier comme je le faisais à mon adolescence et surtout comme j’avais oublié de le faire depuis des années. J’AI D’ABORD ÉTÉ ASSOMÉ PAR LA QUALITÉ DES IMAGES AUTANT AU NIVEAU PRÉCISION QUE DU RENDU … J’avoue, j’ai été très surpris. Enfin un système qui ne créée pas de compromis pour la qualité d’image. Côté plaisir d’utilisation, je suis formel, c’est 100% plus amusant à utiliser. Comme je le disais, je suis choyé car dans ma nouvelle famille (au travail), J’ai accès à tous le matériel que je veux, on m’encourage même à le tester et le commenter.

Je ne me souviens pas d’avoir utilisé des objectifs type consommateurs qui sont aussi parfaits à pleine ouverture, c’est stupéfiant. Les objectifs qui ouvrent à f 1.2, en général, ils sont mous et imparfaits à pleine ouverture et ce à presque tous les niveaux incluant les arborescences, le contrast et même les couleurs. Pour cette raison, j’ai tendance à tester les objectifs avec un diaphragme fermé d’au moins 1 stop. Quand j’ai photographié à pleine ouverture, je vous jure, j’ai douté de ce que je voyais. J’ai même été vérifier les paramètres de capture de la photo. J’ai réessayé et vlan, c’est comme si tout à coup, je venais de redécouvrir le plaisir de photographier à pleine ouverture sans perte de qualité. Je ne qualifierais pas tous les objectifs consommateurs (toutes marques confondues) d’inutilisables à pleine ouverture mais ils sont plus faibles dans cette position. Peu de gens peuvent s’offrir un Zeiss Otus  à 4500$ pour un 55mm f1.4 et j’avoue, même si je pouvais, je n’irais pas là, encore moins après avoir essayé ceci. Le nombre de fois où j’ai cherché cette qualité à pleine ouverture, mon dieu, je l’ai enfin trouvé. Attention, je ne dis par que le système photographique parallèle que j’utilise est parfait, il l’est toutefois pour moi …

L’autre chose qui m’a jeté par terre, c’est la mobilité que je gagne vu sa légèreté comparé à ce que j’utilise en général. Non, je ne suis pas prêt à me défaire de mon matériel Nikon, je l’adore mais on dirait presque que je viens de découvrir une alternative significative sans compromettre mes exigences photos.

Voici donc ce que j’ai testé et ce qui a fait en sorte que je suis séduit par cette nouvelle expérience.

Un appareil Fujifilm X-T1 avec objectif 18-135mm (kit lens), celui porte mon champ de vision de 27-200 une fois convertis en format 35mm.

Ensuite,
Un Fujinon 35mm 1.4 (équivalent 50mm)
Un Fujinon 56mm 1.2 (équivalent à 85mm)
Un Fujinon 90mm 2.0 (équivalent à 135mm)

Au premier coup d’oeil, la construction est irréprochable. Ils sont solides. Dans tous les cas, ces objectifs fixes sont très contrastés, très piqués et ultra compacts. Le 35mm 1.4R est particulièrement fort pour le contrôle de la distortion, même les coins sont super nets. À pleine ouverture, les trois objectifs se sont montrés presque parfaits même en photographie en contrejour, là où habituellement beaucoup échouent. Le niveau de détails dévoilé en provenance de ces 3 objectifs feraient rougir les plus beaux objectifs de Canon et Nikon, même les plus hauts de gamme. Les objectifs combinés à un Capteur CMOS trans XII de Fujifilm font des miracles. Même le zoom 18-135 (kit lens) qui est polyvalent affiche une qualité d’image exceptionnelle à toutes les ouvertures et toutes les focales. Quel plaisir de ne pas se questionner sur la qualité et simplement photographier. C’est comme ça que ça devrait se passer.

Côté boîtier, encore une fois, la surprise n’est pas mince. Mis à part l’adaptation normale pour un nouveau système où l’on cherche un peu les contrôles, les ajustements principaux sont excessivement agréables. On retrouve ceux qui ont marqué les générations des années50,  60 et 70, des boutons qui tournent et ajustent vitesse / valeurs de compensation d’exposition. Sur les objectifs, c’est la même chose, on a le contrôle du diaphragme sous forme de mollette rotative à l’ancienne, un pur plaisir.

Je ne suis pas impressionné par le système de mise au point en mode continu (suivi du sujet), il faut dire que le système de Nikon est très puissant à cet égard mais sur sujet fixe, le X-T1 est simplement parfait. En rafale, on a 8 images secondes. On y trouve la possibilité d’ajuste la taille de la zone de mise au point qui est bien étendue sur toute la surface de cadrage. J’ose à peine imaginer ce que sera le X-T2 (prévu pour fin août 2016) à ce niveau. Pour ce qui est de la plage dynamique, encore, wow, tout ce qu’un photographe de paysage puisse espérer et même plus. Je suis maintenant très curieux de voir ce que j’obtiendrai en longue exposition. En conclusion, Fuji est célèbre pour ses fichiers jpegs et ses tons de peaux vibrants mais réalistes. Cet appareil n’en fait pas exception.

Je vous laisse voir quelques images, vous connaissez déjà ma préférence pour le noir et blanc, j’ai aussi pensé couleurs.

 

En préparation pour le shooting test 35mm 1.4 à pleine ouverture (il y a de la gelée de pétrole dans un filtre sur l’objectif)

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35mm f1.4 à pleine ouverture sans gelée de pétrole cette fois. Ah oui, ISO 2500 aussi 🙂

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56mm 1.2 à pleine ouverture (ISO variant de 200 à 800)

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Version couleur

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avec un réflecteur 42po en contrejour

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Le 90mm f2.0 à 2.8

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À pleine ouverture cette fois

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En contrejour avec réflecteur

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Sans réflecteur

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Et pour terminer, le 18-135 avec les images non retouchées

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Bon visionnement et surtout, passez me voir dans ma nouvelle famille chez

Lord Photo à St-Jean-sur-Richelieu, 45 boul. St-Luc est, J2W 1E3.

À bientôt.

Quel ÂGE me donnez vous …

NON SÉRIEUSEMENT, quel âge me donnez vous ?

Je vais vous le dire, j’ai 54 ans, j’ai vu au travers mes yeux des choses magnifiques, des souvenirs inoubliables, on m’a tout montré ce que l’on voulait que je vois. On m’a manipulé, poussé, essayé de changer mon champ de vision, on a créé un flou dans mon cerveau mais jamais je ne me suis plaint. J’ai toujours regardé là où vous vouliez que je regarde, toujours accepté les changements même quand je savais que j’avais raison, je vous ai donné le bénéfice du doute, je me suis fait une idée, vous l’ai proposé mais vous aviez le dernier mot.

Vous avez décidé de me laisser de côté pour un moment, vous m’avez repris en me reprochant de ne pas être aussi bon que ce que vous aviez cru au départ, vous avez essayé de modifié la sensibilité de mon cerveau, avez adapté mon regard au vôtre, avez passé des heures à essayer de me comprendre pour enfin finir par dire que j’étais trop compliqué puis, vous m’avez remplacé par un plus jeune, plus fringuant, plus à la page, plus sophistiqué, plus curieux sans qu’il ne se soucie trop, bref, vous m’avez oublié mais êtes vous plus heureux ?

Quel âge me donnez vous ? Celui de la retraite quand je pourrais vous montrer tant de choses encore … Qu’avez vous gardé de moi outre le vague souvenir de l’attente de vos résultats ? Vous avez décidé de passer à autre chose sans avoir même prit le temps de faire le tour complet de mes compétences, sans avoir analysé toutes les options, sans avoir vraiment essayé de comprendre que parfois, ce n’était pas moi qui était en cause mais bien vous.

Vous vous êtes dit,  » ah, il n’est plus adéquat pour ce qui se fait de nos jours  » alors que je suis probablement la réponses à plusieurs de vos problèmes de compréhension. Quand on m’a mis au monde en 1961, je voyais déjà bien clair et je savais exposer. Vous aviez tout à apprendre de moi. Je suis allé partout avec vous, enfin, partout où vous avez décidé de m’amener. Je me suis fait discret par moment et plus évident par d’autre. J’ai apprécié que vous investissiez un peu sur moi pour me rendre plus efficace, je ne vous aurais toutefois JAMAIS laissé tomber.

Selon votre choix bien personnel, vous avez décidé de me faire voir la vie en couleur par moment et en gradation de gris par d’autres moments. Chose certaine, je ne pouvais pas faire les deux en même temps. J’ai assisté à vos moments de fierté, à vos moments d’intimité, à vos moments de création, bref, je ne vous ai jamais refusé quoi que ce soit.

Je me considère encore aujourd’hui l’outil le plus important de votre vaste expérience, il fallait simplement me dire ce que vous aviez en tête pour que je vous laisse le réaliser. JAMAIS vous ne m’utilisiez pour rien, il y avait toujours une raison derrière l’action. La poussière fait mal à mes yeux, je voudrais voir l’action reprendre ne serait-ce que pour un moment pour qu’à nouveau vous parliez de moi, que vous savouriez une autre fois ce plaisir de me questionner afin que je me rappelle pour vous combien la vie est précieuse …

I AM STILL AS GOOD AS YOU ARE …

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